Tenue correcte exigée

Samedi 15 août…

10h52. Voilà plus d’une heure que je me pavane dans mon appartement parisien, fière de ma toute dernière acquisition: une slip dress en maille dénichée chez COS au terme d’une quête de 9 mois.
J’avais une idée très précise de la longueur, l’épaisseur de la bretelle, le décolleté du dos… à un tel point que j’étais prête à lancer ma propre marque pour créer le graal qui satisferait à la fois mes critères esthétiques que le je-m’en-foutisme qui m’envahit dès que le thermomètre dépasse la barre des 30 degrés, justifiant alors toute indécence stylistique.

10h49. 267ème fois que je croise ma silhouette dans le miroir et je me dis qu’au bout du compte, cette robe aurait eu la bénédiction de Carolyn Bessette elle-même. Oui, rien que ça.

11h14. En levant le bras pour appliquer mon déodorant, j’entrevois le pli de mon sein droit. Je lève le bras gauche pour vérifier s’il s’agit d’un acte de rebellion ou d’un simple défaut de la robe, et la même vision s’offre à moi. Acte de rébellion donc !

La provocation est à priori discrète et n’aurait pas fait pâlir le dos (ultra) sexy de Mireille Darc (d’ailleurs où commence l’indécence dans un monde où les réseaux sociaux condamnent plus fermement une femme laissant entrevoir un bout de téton qu’un chasseur arborant fièrement un trophée menacé d’extinction?)… mais elle suffit à soulever le dilemme estival qui se pose à moi chaque année : subir les regards louches de mes voisins très « rive gauche », ou adopter une tenue plus « correcte » ?

11h25. Après réflexion, je décide de ne pas céder aux sirènes… ou plutôt aux baleines d’un soutien-gorge. Même si je sais pertinemment bien qu’aucune autre solution n’est en mesure de remettre ma poitrine « est-ouest » dans le droit chemin, la vision même d’une tulle gâcher les lignes minimalistes de cette robe est loin de m’enchanter.

11h58. Je finis de me maquiller, chaque coup de pinceau soulevant de nouveaux doutes. Je change 4 fois de rouge à lèvres hésitant entre un garance qui s’associerait à merveille avec celui de mes orteils, ou un nude qui calmerait d’emblée de jeu une robe qui se montre d’ailleurs de moins en moins coopérative. Quelle garce ! La maille, trop lourde, tire sur les bretelles, menaçant à tout moment de libérer mes seins.

Je finis donc par opter pour un look plus normcore avec des lèvres nude et une paire de Birkenstocks, seul répulsif capable d’envoyer les signaux inverses de ceux émis quelques 1,50 mètres plus haut.

12h22. J’évite le miroir avant de sortir, par crainte de revenir sur la décision la plus folle de cette journée – après celle de démarrer mon samedi avec une séance de HIIT par 32 degrés sous les combles.

En dévalant les escaliers, je m’arrête pour un selfie ou deux… oui, bon 6. Peu importe la pose, ce pli est toujours là, me narguant sous tous les coutures. Je m’imagine déjà rattrapée par les événements, ma poitrine échappant à tout contrôle et moi contrainte d’éviter le pire avec la fausse pudeur d’une Sophie Marceau, sous les regards amusés des passants.

12h27. À peine dehors, le contact de l’air chaud sur mon dos me donne la sensation désagréable, je l’avoue, d’être à poil. Le doute l’emporte et je me résigne à faire demi-tour pour troquer cette robe contre une tenue plus rassurante.

En rebroussant chemin, je me demande si le féminisme s’atténue avec l’âge? Ou alors à partir du moment où l’on commence à chercher un refuge stylistique dans des tenues capables de camoufler tout ce qui pourrait aller à l’encontre d’un certain consensus social. Mais qui cherche-t-on à rassurer au juste en dissimulant des formes jugées “trop” ou “pas assez” [complétez la phrase selon les canons de beauté de votre pays], des coudes qui se plissent ou un ventre plus rainuré qu’une mappemonde ?

12h42. Un ensemble jupe midi/t-shirt finalement adopté, je retourne dans ma salle de bain me venger sur mon rouge à lèvres garance, double couche pour la peine.

Je reprends mon chemin, enveloppée dans quelques centimètres de tissus supplémentaires, mieux parée pour affronter le regard lubrique de mon voisin du 4ème qu’une canicule bien entamée.

13h11. Une centaine de mètres plus loin, je croise dans la rue une femme, la cinquantaine passée, arborant avec une confiance inouïe une robe bien plus audacieuse et toute en transparence. Sa démarche aérienne et pleine d’assurance m’interpelle et me renvoie à la figure l’absurdité du débat que je tiens depuis plus d’une heure avec moi-même.

Je suis en nage et prise d’un étrange sentiment de culpabilité. Je m’en veux d’avoir cédé à des clichés primaires que je m’acharne à combattre au quotidien, et de ne pas m’être autorisée de profiter d’un coup de cœur vestimentaire fantasmé des mois durant. En colère contre moi-même, je reviens sur mes pas une dernière fois.

13h27. Je me déshabille avec empressement, agrippe cette robe que j’ai haïe il y quelques instants à peine, et l’enfile sans réfléchir. J’attrape mes clés, mon sac à main et je claque la porte derrière moi.

14h20. J’arrive enfin au restaurant où mes amis s’impatientent pour commander. Je leur explique avoir eu une urgence vestimentaire à régler. Ils ne comprennent pas trop, mais sont ravis car ils vont enfin pouvoir se mettre quelque chose sous la dent.

Au milieu du repas, mon regard croise mon reflet dans un miroir. J’entrevois le pli de mon sein, semblant crier victoire à pleins poumons sans que personne autour de nous n’y prête la moindre attention.

En levant légèrement les yeux, je réalise que, dans ma précipitation, j’avais oublié de retirer mon rouge à lèvres…

Lettre à nos Dirigeants

Paris, le 21 août 2020,

Cher Président,
Chers Membres du Gouvernement,
Chers ceux qui soutiennent aveuglément leurs leaders politiques, et qui auront peut-être la chance de tomber sur cette lettre, plus éclairée qu’un hôpital en plein centre de Beyrouth par les temps qui courent,

Vous m’excuserez si je m’adresse à vous en français.
Mais, voyez-vous, en 36 années d’expatriation, je n’avais que Fairuz et le houmous pour me créer des souvenirs en arabe. Pour le reste, j’ai dû apprendre à raisonner, aimer, rire, rêver dans une langue dont j’aurais, qui sait, fini par rouler les « r » si mes parents n’avaient pas eu à fuir le Liban avant ma naissance.

J’espère que vous allez bien en ces temps très compliqués.

Je ne doute pas que vous ayez été épargnés jusque-là par les événements qui ponctuent la vie de tout Libanais depuis plus de 30 ans. Ou par le gouffre économique dans lequel vous précipitez notre pays depuis octobre 2019, offrant au monde entier une projection en accéléré d’une civilisation qui marche vers son déclin. Ou encore par cette explosion sans précédent, soufflant un patrimoine architectural inestimable que 15 ans de guerre n’avaient pas réussi à anéantir.

Cependant, les règles de la bienséance voudraient que je démarre cette lettre en prenant de vos nouvelles, même si j’attends toujours que vous preniez des miennes. Mais, je vous l’accorde, me distinguer au milieu d’une diaspora qui compte plus de 12 millions de personnes… autant chercher une aiguille dans une botte de foin, n’est-ce pas ? J’imagine d’ailleurs que vous avez assez à faire avec les quelques 5 millions restés au pays par opportunisme, par résignation ou simplement animés par l’inébranlable volonté de sauver ce qui peut encore l’être des griffes des promoteurs rôdant, tels les vautours, autour d’une vieille dame qui n’a pas encore rendu son dernier souffle.

Certains s’offusqueront de tant de cynisme. J’invoque, pour ma défense, une désinvolture trompeuse doublée d’une incorrigible naïveté qui me poussent à croire que les choses finissent toujours par s’arranger. Cette fameuse culture du « maalesh » (ça ne fait rien), seul bien que nous recevons tous en héritage pour endurer avec résilience le plus pénible des métiers: être Libanais.

Bref, revenons à vous car, oui, c’est de vous qu’il est question aujourd’hui.

Vous qui êtes depuis le 4 août à 18h08, au centre de toutes mes pensées. À un tel point que vous hantez mes nuits, celles de ma famille, celles de mes amis,… plongeant ceux qui sont restés dans une consternation paralysante, et ceux qui les observent depuis l’étranger, impuissants, dans la culpabilité la plus irrationnelle.

En ce début de soirée, où ma génération est plus habituée à se pomponner en direction de Gemmayzé qu’à compter ses morts, vous n’avez certainement pas eu à retenir votre souffle comme nous l’avons fait aux quatre coins du monde, les yeux et les oreilles suspendus à nos téléphones pour comprendre, et nous assurer que nos parents étaient encore en mesure de répondre à nos appels. Et donc, en vie.

Je doute que, tel le meilleur ami de mon frère, vous ayez eu, durant quarante longues minutes, à retirer de vos propres mains les débris de ce qui était, quelques instants auparavant, votre toit et vos fenêtres pour extirper le corps inanimé de votre épouse.

Je me demande si, comme Abdo Faraon, vous avez dû vous effondrer sur la seule chaise encore capable de vous porter, pour contempler, l’âme meurtrie, ce qui restait de la maison que vos grands-pères et leurs arrière-grands-pères avant eux avaient bâtie de leurs propres mains il y a 200 ans.

D’ailleurs, avez-vous eu l’occasion de croiser Sabbah et de sécher ses larmes de vos propres mains pendant qu’elle sillonnait les rues et les morgues de Beyrouth à la recherche de sa belle-sœur portée disparue ?

Enfin, je cherche encore vos visages sur les nombreuses photos qui ont déferlé sur mon fil Instagram, un balai au bout du bras, aidant vos citoyens, pour certains en fauteuil roulant, à nettoyer de leurs propres mains les rues de notre ville.

Il est certes plus facile de défaire que de faire de ses propres mains. Mais quel dommage de ne pas vous être aventurés en dehors de vos sérails ! Peut-être la poussière des décombres et les larmes des mères auraient-elles lavé vos mains salies par des années d’inconscience, de perversion et de corruption.

Voilà donc pourquoi vous êtes, depuis le 4 août à 18h08, au centre de toutes mes pensées et, je l’avoue, d’une admiration teintée d’aversion.

Oui, votre résistance face à l’adversité, votre endurance à faire pâlir un dictateur africain, et votre capacité à soutenir sans ciller le regard d’un peuple en rogne forcent l’admiration !

Sans attendre, alors même que vous manquiez de ressources pour venir en aide aux victimes délogées et aux hôpitaux saturés, laissant aux associations le soin de pallier vos défaillances, vous avez su rassembler et armer vos sbires, dressés de père en fils à coups de slogans et de dollars, pour écraser une révolte qui renaissait à peine de ses cendres.

Et quel courage vous a-t-il fallu, Monsieur Aoun, pour laver votre honneur en faisant incarcérer des insolents qui ont osé piétiner votre portrait. Car il n’y a pas de petits crimes, n’est-ce pas ?

Mais une question me taraude… Vos nuits sont-elles aussi blanches que les rues de Beyrouth sont obscures ? Et le soir, lorsque vous bordez vos enfants, avant de fermer les yeux en priant pour des lendemains plus fructueux pour vos affaires, pensez-vous aux chapitres que l’on vous consacrera dans les livres d’histoires ?

Et si tel est le cas, accepteriez-vous d’y voir vos noms côtoyer ceux des princes qui se sont fourvoyés en confondant constance et déni, s’agrippant désespérément à leurs trônes comme un naufragé à son radeau de fortune ?

Car, souvenez-vous, tous sont unis par un destin peu enviable, suivi d’un chaos qu’il vous est encore possible d’éviter, avant que les Libanais ne sortent de leur torpeur et comprennent que les révoltes ne se mènent pas seulement au rythme de la dabké.

En espérant que la nuit qui s’est abattue sur Beyrouth vous portera conseil avant que le « Syndrome du Libanais » ne suffise plus à contenir la colère de ceux qui n’ont plus que la rue pour demeure.

Je vous salue,

Une Expatriée Libanaise


Photo: “The Circle Of Trust” issue de la série “Lebanon A Paradise Lost” (2019) par James Kerwin

L’Adieu à la Bise?

Une ? Deux ? Quatre ?… En commençant par la droite ou la gauche?

Je me souviens de la première fois où j’ai été présentée à ce qui était encore un inconnu quelques secondes avant ce moment fatidique où chacun doit puiser dans son bagage culturel pour seller une nouvelle rencontre.

C’était en 2004 et je venais de débarquer à Paris.

Lorsque j’ai tendu la main, un sourire colgate aux lèvres pourtant, six paires d’yeux se sont soudain braqués sur moi, choqués par tant de snobisme !

Cet inconnu dont j’avais à peine commencé à retenir le nom, a finalement brisé le silence en lançant « Les amis de mes amis sont mes amis ! On peut se faire la bise, hein !», avant de me flanquer un schmoutz bruyant à chaque joue. Puis d’éviter de justesse un bouche à bouche embarrassant provoqué par mes lèvres encore suspendues, prêtes à offrir la bise de trop “- Ah, ici, c’est deux seulement ! Hahahaa“.

Le plus ironique dans tout ça? C’est que je n’ai plus jamais re-croisé le chemin de cet homme. Et nous ne sommes jamais devenus amis.

Venant d’un pays où la bise est réservée à la famille et amis proches, voire du même sexe uniquement selon de quel côté de la ligne verte vous vous retrouvez à Beyrouth, cette pratique m’a interloquée sur le moment.

Puis j’ai fini par m’y faire, rattrapant très rapidement mes futurs compatriotes sur le terrain du bisou.

Je ne sais pas si c’est ce qui m’a valu d’être naturalisée quelques années plus tard, mais je ne vous cacherai pas que j’ai fini par y trouver un certain charme. Sauf pour la bise “professionnelle” dont j’appréciais moins la dimension politique, entre:

  • Ceux qui n’accordent les faveurs de leur joue que pour exprimer leur sympathie ou leur hostilité, ou encore pour marquer un territoire défini par la position qu’ils occupent sur l’échelle hiérarchique. Dans ce cas, la bise devient un LinkedIn à échelle réelle où chacun peut faire étalage de son réseau et ses degrés de connection,
  • Ceux pour qui la bise est une institution à part entière, sacrée, inébranlable, et dont la mission est de la faire perpétuer,
  • Ceux qui ont toujours pratiqué la distanciation sociale, avant que cela ne devienne dans l’air du temps, préférant réserver la bise à la sphère privée (ce qui était un peu mon cas, selon le contexte).

Et voilà que ce geste social si chaleureux, si engageant, tellement ancré dans nos habitudes depuis… depuis quand d’ailleurs? Est décrété du jour au lendemain danger public à bannir pour notre propre bien.

À un tel point que je me rends compte à l’instant que je suis déjà en train d’en parler au passé !

Dans quelques jours, nous sortirons petit à petit de ce long confinement, et même si je reste persuadée que les choses ne seront plus tout à fait comme avant… ou du moins, le temps que notre cerveau accomplisse ce qu’il sait faire de mieux, brouiller nos souvenirs, aussi collectifs soient-ils. Lorsque les masques tomberont, je me demande ce qu’il adviendra de la bise et toutes autres manifestations physiques de nos relations sociales?

La tyrannie du bisou et les frustrations accumulées des semaines et mois durant l’emporteront-elles sur la peur d’une nouvelle vague de contagion ? Ou est-ce que la bise retrouvera plus d’authenticité, nous permettant ainsi de montrer à ceux à qui elle est accordée combien ils comptent pour nous, et tout le plaisir que nous éprouvons en leur compagnie?

Allez, zou ! Et bisou ;)

Things To Do On Lockdown

Mardi 384516 Avril… Depuis l’annonce de la prolongation du confinement, j’ai pris la sage décision d’arrêter de compter les jours et de perdre délibérément toute notion du temps et des priorités.

Et vous savez ce qui est le plus génial lorsqu’on lâche enfin prise? C’est vrai cela vous fait prendre du recul sur la vie, invite à l’introspection et bla bla bla. Mais disons que ces moments vous permettent surtout d’envisager ce que vous n’auriez jamais osé ou eu l’occasion de faire en temps normal… Et faire des listes de ces choses-là.

Comme par exemple…

  • Porter son pyjama comme une vraie Influenceuse.

Ces derniers mois, je me suis prise d’une passion aussi subite qu’inexplicable pour les pyjamas. Passion qui s’est vite transformée en obsession avant de se matérialiser par une série d’achats compulsifs.

Je m’aperçois aujourd’hui que c’était de loin mon meilleur investissement pré-confinement (après mon abonnement Netflix) !

Maintenant, qu’on soit bien d’accord, il s’agit là de le porter comme si vous aviez l’intention de vous traîner à un vernissage en mode « j’avais mieux à faire chez moi ce soir ». D’autant qu’aujourd’hui, plus que jamais, la moindre sortie mérite l’effort vestimentaire (et oui, descendre la poubelle, ça compte aussi).

  • Décliner les invitations.

Plus besoin de puiser dans votre catalogue à excuses pour décliner la sixième invitation en une semaine, y compris pour un apéro sur Houseparty. Plus que jamais votre entourage comprendra ce que ça veut dire d’avoir 8 saisons de Game of Thrones à rattraper ou un bain/champagne à prendre seul.e avec son chat et ses névroses.

  • Inventer de nouvelles recettes en cuisine.

Quand il s’agit de nourriture, je déteste le gâchis, mais disons qu’ici les restes finissent généralement dans les endroits les moins explorés de mon frigo. Je me dis que c’est peut-être l’occasion d’essayer, voire inventer de nouvelles recettes. Et si le résultat est douteux, les choix de restaurants étant très limités en ce moment, votre entourage fera moins la fine bouche.

  • Porter ses chaussures les moins confortables.

Qui n’a jamais faibli face à des petites merveilles hypra confortables sur la moquette moelleuse d’une boutique, mais qui révèlent leur vraie nature une fois la carte bancaire débitée? Et pour être devenues trop hautes, trop pointues, trop rigides, elles sont condamnées à passer le restant de leur vie dans une boîte ou, pour les plus chanceuses, à finir sur Vestiaire Collective. Imaginez le bonheur de pouvoir enfin les porter en sachant que vous pourrez les enlever quand bon vous semble, et finir la journée pieds nus !

  • S’entraîner à devenir un(e) pro du rangement.

J’ai piqué ma crise de ménage annuelle à l’annonce du confinement. À l’époque, je me suis dit que quitte à passer un mois enfermée, autant que ce soit dans un endroit qui étincelle. Cinq jours plus tard, mon appartement n’avait plus rien à envier à celui de Marie Kondo. Maintenant qu’un deuxième mois de quarantaine s’annonce, c’est peut-être le moment de parfaire sa technique de pliage et de préparer une carrière de YouTubeur.se.

  • Faire de sa bibliothèque une oeuvre d’art.

Classez et empilez vos livres par couleur pour créer des formes abstraites. Plus votre bibliothèque est grande, plus vous avez de livres et plus l’effet sera bluffant, croyez-moi !

  • S’aventurer sur de nouveaux terrains beauté.

Mes tiroirs débordent d’échantillons. Je ne sais pas vous, mais hormis les crèmes anti-cellulites que les marques m’offrent par dizaines (je ne sais pas comment je dois le prendre), quand il s’agit de shampoings ou de soins visage, je n’ose jamais m’aventurer sur des terrains inconnus par peur d’un accident irréversible la veille d’une formation que j’anime. L’avantage de cette quarantaine est d’avoir un mois devant soi pour se remettre d’une poussée de boutons ou d’une couleur ratée.

  • Répondre à une question par jour.

Et retranscrire dans un journal les réponses ou toute autre conversation que vous avez avec votre chat. Croyez-moi, dans quelques mois, vous aurez envie de vous rappeler combien ce confinement a dopé votre créativité.

© Leandra Medine
  • Mixer les pièces les plus improbables.

Une chemise blanche avec un paréo de plage, une veste de tailleur sur votre pyjama froissé… Imaginez tous ces looks que vous ne pourrez jamais porter au bureau, et pensez qu’un jour, vous vous souviendrez de la fois où vous avez assisté à un call avec votre N+2 en robe de soirée/Birkenstock.

  • Se mettre à sa fenêtre à 20h00

Pour soutenir le personnel soignant, certes. Mais également pour vivre ce moment d’osmose avec vos voisins (oui, oui, y compris celui du dessus qui a découvert les bienfaits du tapis de course à 5h du matin), et de réaliser ainsi que nous sommes plus de 3 milliards dans la même situation.

  • S’ennuyer !

S’autoriser une journée de silence ou de bulle en se prélassant mollement au fond de son lit ou d’un canapé. Le bonheur ultime ! Et si l’idée d’une oisiveté choisie et assumée vous angoisse, dites-vous que c’est l’ennui qui a permis à Newton de développer sa théorie sur la gravité. C’est également en pleine session d’errance intellectuelle au bord de l’eau que m’est venue l’idée d’apprendre à coder pour créer mon blog. D’accord, dans mon cas le résultat n’a pas été d’une grande utilité pour l’humanité, mais ma mère est toujours persuadée que je finirai par devenir un jour une grande écrivaine.

Sur ce, je file réfléchir à tout ce que je pourrai faire lorsque je deviendrai célèbre !

Et vous? Quelles sont les choses les plus (ou moins) improbables que ce confinement vous donne envie de faire?

Barcelona (suite et faim!)

Non mais vous m’avez vu ce titre !!?? A croire qu’il n’y a que ça qui m’inspire en ce moment (et encore vous n’imaginez même pas les efforts que je déploie pour ne pas vous inonder de photos gastronomiques sur instagram !)…

Alors, chose promise chose due et comme je vous le disais dans mon dernier billet sur Barcelone, voici les adresses qui ont fait vibrer nos estomacs !

Continue reading “Barcelona (suite et faim!)”

Barcelona

Rien de tel que de se replonger dans ses photos de voyage en plein mois de janvier. Et, cette fois, c’est d’un super week-end à Barcelone que je vais vous parler ! 

J’avais d’envie de découvrir cette ville depuis un moment déjà, mais avec mon homme, nous nous étions promis de le faire doucement, à l’heure espagnole et sans devoir courir après les sites touristiques et passer des heures dans les files d’attente comme nous l’avions fait à Rome (3 heures d’attente pour visiter le Vatican !!!).

Et… comment vous dire ?… C’était absolument fabuleux ! Nous sommes littéralement tombés amoureux de cette ville au charme atypique et dans laquelle nous nous sommes tout de suite sentis… bien, tout simplement.

Si j’ai un seul conseil à vous apporter, ce serait de réserver un hôtel en centre-ville, ou à proximité. Ça sera bien plus pratique pour visiter la ville à pied* et de vous y perdre au gré de vos balades. J’ai toujours trouvé que la plus belle façon de découvrir un endroit était de s’y perdre !

Je ne reviendrai pas sur les endroits et site à visiter absolument, d’autres s’en sont chargés bien avant moi et bien mieux que je ne le ferais, mais si votre temps est compté et que vous ne devez retenir que trois endroits à faire absolument, je vous conseillerais : 1) la Sagrada Familia pour son histoire passionnante, le génie de son architecte et ses vitraux à tomber de beauté ; 2) le Parc Güell (oui parce que j’ai adoré l’Auberge espagnole) et surtout, surtout, SURTOUT 3) le quartier gothique de jour, mais également (et surtout) de nuit pour ces petites ruelles, son architecture et ses bars à tapas…

En attendant le prochain post dans lequel on parlera de choses plus sérieuses (c’est-à-dire de tapas et paëlla), je vous laisse avec ces quelques photos et vous souhaite une belle journée !

Miel Melba

Celles et ceux parmi vous qui me suivent depuis un moment ont certainement déjà eu vent de ma phobie du soleil… ou plutôt de l’excès de soleil !

Je fuis le moindre rayon UV comme la peste depuis que j’ai séjourné dans les îles et que j’y ai pris conscience des dégâts que le soleil peut provoquer si l’on tombe dans l’addiction.

Il n’empêche que je n’ai pas encore l’intention de décrocher un rôle dans Twilight, que je ne fais pas la fine bouche à une balade de temps à autre au bord de l’eau, et que je ne bouderai jamais le plaisir d’un hâle qui transformerait mon teint d’endive en quelque chose d’à peu près Bündchenisable (oui, bon,  j’ai dit à peu près).

OUI, MAIS…

Une fois que j’ai tartiné chaque parcelle visible de mon corps et que j’ai confié mes yeux et ce qui me reste de matière grise à des lunettes maxi et un chapeau, qu’en est-il des partie non visibles de notre corps ? Oui, je parle bien de cette brioche que l’on tente de dissimuler sous un deux-pièces taille haute. Parce qu’il paraît que les UV ne se laissent pas intimider par deux bouts de ficelles…

Eh bien, pour les paranoïaques du soleil comme moi, il reste la solution du maillot de bain anti-UV. Oui, oui, vous avez bien lu ! Et comme vous, je pensais que le concept était uniquement réservé aux tenues de sport, jusqu’à ce que je découvre Miel Melba!

Cette toute nouvelle marque (100% française) m’a un jour contactée pour une interview (que vous pouvez d’ailleurs découvrir ici, sur leur blog). C’est donc comme ça que j’ai découvert leur univers et leurs créations à la fois techniques et élégantes, deux notions complètement antinomiques lorsque l’on parle habituellement de vêtements protecteurs et pratiques.

Leurs modèles sont tous testés anti-UV UPF 50+ et sont aussi bien adaptés à la plage qu’à la ville. Et, cerise sur le gâteau, les coupes un brin rétro et hyper féminines de leurs maillots de bain (gainants paraît-il… Enfin, je dis ça, je dis rien… ;))

Photo gauche : maillot de bain MOMOKO / Photo droite : haut NAIADE et bas DEAUVILLE BRIEF

Je vous laisse découvrir tout ça sur leur site.

Pour le moment, leurs produits sont exclusivement vendus en ligne, mais quelque chose me dit que cette marque ne tardera pas à faire parler d’elle ! À suivre…

Et vous alors ? Comment vous protégez-vous du soleil à la plage ?


Photo Une : Manal / Photos maillots de bain : Miel Melba