Cité phocéenne

J’ai découvert Marseille avant-hier. Je ne connaissais absolument pas cette ville, à part ce qu’on en entend dire par la presse. J’avoue que j’ai été agréablement surprise par la beauté de son architecture et la gentillesse de ses habitants… sans parler du fait qu’elle a plus de 2600  ans ; ce qui fait d’elle la plus vieille cité de France (vous le saviez ou c’est moi qui suis complètement à côté de la plaque ?)

Malheureusement, les travaux de réaménagement du vieux port étaient largement entamés ; je n’ai donc pas pu me balader et prendre de belles photos dans cette partie de la ville.

Cet après-midi, je file passer quelques jours à Carcassonne. Si vous connaissez le coin, n’hésitez pas à me filer quelques bons plans boutiques et restaurants !

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PS 1 : la première photo a été prise depuis Notre Dame de la Garde.

PS 2 : j’ai pu déjeuner à La Pergola (voir photo plus bas). Si ça ne vous dit rien, ce restaurant un peu en retrait qui surplombe la calanque de Niolon vaut le détour ne serait-ce que pour sa vue panoramique sur terrasse  (à condition de réserver à l’avance): La Pergola – Calanque de Niolon – 04 91 46 90 28.


I discovered Marseille the day before yesterday. I didn’t know this city, except what we hear of it on the news. I was pleasantly surprised by the beauty of its architecture and how friendly are the people there… not to mention the fact that the Marseille is more than 2600 years old, which makes of it the oldest city in France (did you already know that or am I totally spaced out?).

Unfortunately, I couldn’t take more photos of the Vieux Port because of the works undertaken down there.

This afternoon, I’ll be off to Carcassonne. Do you know this place? If yes, feel free to share your good addresses (shopping and restaurants)!

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PS 1: The first photo was taken from the Basilica of Notre-Dame de la Garde.

PS 2: I had lunch at La Pergola (photo below). If you never heard about it, this restaurant that overlooks the calanque of Niolon worths a visit for its panoramic view (reservation is needed though) : La Pergola – Calanque de Niolon – 04 91 46 90 28.

Niolon

Waiting hours

Je pense que j’ai toujours aimé les aéroports et les gares. Je ne me souviens pas de quand date la fascination que ces lieux exercent sur moi, mais ils ont toujours rimé avec vacances et, surtout, rencontres.

Il va de soi que je ne fais pas ici allusion au stress que les voyages peuvent entraîner. Je ne sais pas vous mais, moi, les jours de départ, je m’énerve pour un rien.

– Ca va, je n’ai pas oublié mon rasoir ? Ah si, et les lames ! Et ma crème de nuit ? C’est bon… Mon passeport ? Mais il est où mon passeport ? Pourtant, j’étais sûre de l’avoir glissé dans mon portefeuille ! Flûte, mon téléphone… Chéri, J’AI OUBLIE MON TELEPHONE !!!!!!! Ah, c’est bon, il était au fond de mon sac… Euh, chéri, tu as vérifié si j’ai bien fermé la porte de la maison à clé, hein ?

Bref ! Je ne pense pas non plus au moment des “stripteases post-scanner” où on regrette, pour la 467ème fois d’avoir mis sa double ceinture tressée et sa paire de chaussettes trouée à l’orteil.

Non, je parle de l’instant où, après un long parcours du combattant, on se pose enfin dans la salle d’embarquement ou la gare en se disant “ça y est, dans quelques heures, je suis ailleurs !”. D’ailleurs, parfois, j’éprouve une plus grande excitation pendant cette étape du voyage que par la destination elle-même. La vie y grouille, tous les styles se croisent et on y voit de tout, je pourrais observer les autres voyageurs pendant des heures… Pour un photographe, c’est donc une véritable source d’inspiration !

Et vous ? Que faites-vous en attendant votre vol ou votre train ?

Bon, sur cette profonde pensée de blogueuse complètement jet-lagged (vous ne m’en voudrez donc pas si je survole un sujet aussi “passionnant”, mais au terme d’un voyage de 20 heures et avec 6 heures de décalage horaire dans la tête, je perds mon sens de l’analyse), je vous dis à très bientôt !


I think I’ve always loved airports and train stations. I can’t remember when did this fascination start, but these places have always embodied the idea of holidays and the chance to bump into great people.

Obviously I don’t refer here to the stress a travel can cause. I don’t know how you deal with departure days, but they make me feel so nervous:

– Okay, I didn’t forget my razor… Oh yes, and the blades? And my night cream? Check !… My passport? But where is my passport? I’m sure that I’ve slipped it into my wallet! Oh my god, my mobile… Honey, I FORGOT MY PHONE!!! Oups, sorry, it was in my handbag… Erm, honey, did you see me closing the front door?

Anyway, I don’t refer to the moment when you have to undress for the scanner. You know, this moment when you wonder for the 467th time why you’ve worn this double braided belt and a pair of socks thorn at the toe.

No, I’m talking about the moment when, after a long hassle, you finally take a seat in the departure gate or the station and go like “Gosh, in a few hours, I’ll be in a new place!” Sometimes, I even feel more excited at this stage of my trip than because of the place I’ll be visiting. Life stirs in those places, you can come across people of all styles, and I can spend hours watching other passengers. For photographers, this can be a true inspiration!

And you? How do you spend your waiting hours in airports or train stations?

Well, I’ll leave you now with this jet-lagged blogger’s wise thought! (Don’t mind if I skim through such a an “exciting” topic, but after a 20 hour trip and a 6 hour jet lag, I lost my sense of analysis.)

L’âge mûr

Arghhhh ce premier cheveu blanc qui débarque de nulle part, sans prévenir…

Le mien, c’est à 18 ans que je l’ai repéré (malédiction génétique oblige, on n’hérite jamais du parent qui n’a vu le sien se pointer qu’à 40 ans). Il était là, court, encore zébré et timide, au milieu d’un tas auburn. Evidemment, à 18 ans, on l’arrache à la pince à épiler pour l’exhiber en trophée “ça y’est, je suis majeure !”

Quelques mois plus tard, un autre a repoussé, à la même place, cette fois plus blanc, plus franc. Mais je n’y voyais toujours pas d’inconvénient, je rêvais même de me réveiller un matin avec les cheveux tous blancs, comme ça, d’un coup ! Tant qu’à faire, non ?  Et puis la coloration, c’est nul !

26 ans, premier cri de détresse devant mon miroir. A l’époque, le regard de mon homme a eu l’air de répliquer avec compassion “et ma pauvre, ce n’est que le début du déclin”. Franchement, le poil défraîchi caché sous la masse, je n’avais rien contre, mais ce jour-là tout un régiment de cheveux blancs avait pris en otage l’avant de mon cuir chevelu. La frange ? Oubliez, j’ai assez donné jusqu’au jour où  un coiffeur m’a greffé la frange d’Amélie Poulain sur le haut du crâne.

Il ne me restait plus qu’une seule option : faire appel à Sainte L’Oréal ! Et puis la teinture, c’est pas si nul que ça, hein ?

Six mois plus tard, toujours pas de Glossy-Glossy sur la crinière. De toutes façons, maladroite comme je suis, il vaut mieux que je prenne rendez-vous chez mon coiffeur.

Quelques six mois plus tard, toujours pas de rendez-vous chez le coiffeur. Trop peur de ne plus retrouver ma couleur initiale (enfin, ce qu’il en restera lorsque ma crinière aura entièrement mûri) et de voir ma teinture virer au contact du soleil et de l’eau de mer. Trop la flemme aussi de changer mes shampoings pour passer à la gamme “spécial cheveux colorés”. D’ailleurs ils n’en font pas chez Leonor Greyl… vraiment pas de bol quoi !

28 ans. Une personne âgée me remercie de lui céder la place d’un “Merci Madame”. Deux solutions : soit la dame en question était très polie, soit mon déclin capillaire avait atteint une phase critique. Toujours est-il, le coup de massue du “Madame” a fait plus de dégâts dans ma tête que mes premiers capitons (vous vous en souvenez ? c’est ici). Au bord de la dépression, j’appelle mon coiffeur :

Moi : Migueeeeeel, il faut que tu fasses quelque chose. Mais attention, je ne veux pas perdre la couleur de mes cheveux, tu comprends ? Peut-être juste les racines, je ne sais pas. Penses-tu que c’est possible ?

Lui : Tu passes quand ?

Moi : Dans un mois…

Mais oui, un mois, le temps de réfléchir quoi… Pour la suite, vous la connaîtrez bientôt !


Arghhhh the first white hair. He comes suddenly, without any warning…

I was 18 when I spotted the first one. He was short, striped and shy in the middle of my dark hair. Of course when you’re 18, you just remove it with your tweezers and show it like a trophy “ok guys, I’m grown-up now!”

A few months later, another one grew at the same place but this time, he was brighter and more self-confident. Still, it wasn’t a problem for me. I even dreamed of waking up one morning with my hair all white! (as they will all end up being white anyway). And I just dislike hair dying!

26 years old, first distress call in front of my mirror. At that time, the look of my boyfriend seemed to say “darling, this is only the beginning of your decline”. Honestly, as long as this white hair was hidden, I had nothing against him, but that day, an army of white hair took over the top of my head! A fringe to hide them all? No way, not since the day I found myself with the fringe of Amelie Poulain…

I had no other solution but to dye them. And after all, hair dying can be fun, isn’t it?

6 months later. Still no hair-coloring. Anyway, I’m terribly clumsy, so I’d better take an appointment with my hairdresser.

About six months later. Still no appointment with my hairdresser. I’m too afraid to ruin the original color of my hair and to see my dye turn to a yucky color because of the sun and seawater. Besides, I don’t feel like switching to colored hair shampoos and Leonor Greyl doesn’t make any colored hair products… Unlucky me!

28 years. I gave my seat to an old lady and she thanked me by saying “Thank you, Madam”. I don’t know if this old lady was very polite or if my hair-decline has just reached a critical stage.

So, I was almost depressed when I called my hairdresser.

Me: Migueeeeeel, you must do something. But I’m warning you, I want to keep my natural hair color, do you see what I mean? Why not just dying the roots. I don’t know. Do you think you can do this?

Him: When do you want to come?

Me: In a month…

Well, you know, I have to give myself a little time to think about it… The end of the story? You’ll know it very soon!

Une femme normale

Les amis, c’est officiel, je suis une femme normale. Oui, vous avez bien lu, il n’est question ni de jeune femme ni de femme tout court, mais bel et bien de femme normale.

La métamorphose a certainement dû s’opérer lentement, insidieusement (on ne devient tout de même pas femme normale du jour au lendemain, hein), et pourtant, je vous assure que je n’ai remarqué aucun signe avant-coureur de ce déclin. Ce n’est qu’un beau matin, sous la lumière impitoyable de ma salle de bain, que j’ai aperçu là, sur le haut de ma cuisse, comme un air de… pelure d’orange.

Bon, c’est vrai que j’ai déserté les salles de sport et que j’ai un peu forcé sur les sauces ces derniers temps, mais jamais de quoi en faire tout un plat… et puis je n’ai qu’un âge à deux chiffres dont le premier est un 2 !

Passées les premières émotions, je décide de me reprendre en main et d’agir en femme tout court : je me glisse dans mon flare (oui, car exit le micro short que j’avais prévu de mettre avant la révélation) et un chemisier et file mettre fin aux hostilités.

Arrivée au centre commercial, j’enfile mes lunettes mouches et rase les murs incognito jusqu’à la parfumerie. À peine ai-je franchi le seuil que je tombe nez-à-nez sur une vendeuse qui connaît mon pedigree par cœur. Je lui lance un grand sourire et pivote sur mes talons, mon iPhone greffé à l’oreille, jusqu’au premier rayon. Les lunettes mouches n’étant apparemment pas d’une grande efficacité, je poursuis mon parcours à quatre pattes jusqu’à l’espace Clarins et saisis la première crème minceur qui me tombe sous la main. Haute Définition, ça tombe bien ! Puis, l’objet du péché en otage sous le bras, je me dirige vers la caisse où j’ai droit au regard condescendant de la caissière “non, sale garce, ce n’est pas pour offrir !”.

L’opération commando achevée, je rentre mincir en HD et sans efforts. Mes jambes commencent à se sentir toutes légères : ma nouvelle acquisition porte ses premiers fruits !

Le soir-même, après avoir fait le tour de la composition de ma crème high-tech et lu les consignes de la notice (qu’on ne vienne pas après me reprocher de ne pas y avoir mis du mien), je passe à la “méthode d’Auto-Modelage Anti-CapitonTM” en 8 phases. Au bout de quelques minutes de yogacrobaties, j’ai comme l’impression que le traitement sera fait de longs moments de solitude…

3 jours plus tard
Voilà trois soirs que je fais défiler mes jambes mentholées devant mon boyfriend avec, pour seule réaction, l’extase absolue devant tant de douceur et de satiné. Mais rien au sujet de mes tissus adipeux. Il ne se rend compte de rien. Ma métamorphose de départ lui a certainement échappé…

1 semaine plus tard
L’assiduité et la motivation des premiers jours sont toujours là mais, comment dire… pour ce qui est des yogacrobaties, j’ai un peu levé le pied. Ma peau est ravie de son nouvel aspect lumineux et photoshopé. Quant à mes tissus adipeux, ils commencent à soupçonner l’effet placebo…

3 semaines plus tard
Une deuxième métamorphose s’opère en moi : en plus d’être devenue une femme normale, voilà je deviens aussi confortable que mon canapé. Attention, la comparaison s’arrête au moelleux de la matière parce que mon cuir demeure malgré tout plus lisse que le sien. Je cherche dans la notice ce qui aurait pu m’échapper le premier soir “une alimentation équilibrée est indispensable pour mincir et rester mince”. Pfff, j’aurais dû m’en douter !

4 semaines plus tard
La lumière de ma salle de bain étant toujours aussi impitoyable avec mes cuisses, je décide enfin de me reprendre en main et d’agir en femme tout court : je me glisse dans mon short et mes baskets et file mettre fin aux hostilités… en salle de sport !

Et vous ? Avez-vous déjà croisé LA crème miracle ?

Miss(ing) Olivia…

A Piece of Glam

Le parcours d’une blogueuse qui débute ressemble certains jours à une longue route parsemée d’embuches, faite d’attente et… de petits lapins.

Oui, aujourd’hui, à défaut de mode et de beauté, ce n’est que de lapins que je peux vous parler. Non pas de fourrure de lapin (ce qui aurait été fashionablement incongru par 35°), mais de lapins qu’on vous pose, que vous prenez d’abord pour un retard, un oubli ou (pire!) un horrible malentendu, avant de comprendre qu’il ne s’agit pas de fourrure, mais bien d’un coup d’éponge qu’on vous a allègrement passé sur le dos.
Perchée sur mes Icône de 14 cm, serrée dans mon 7/8 Pianura Studio et en équilibre entre mon Céline et mon Canon, j’étais déterminée, au bout de quelques jours d’absence, à vous apporter le scoop de la semaine : Olivia Pinheiro, Miss Caraïbes Hibiscus (ex-Miss Bolivie), en visite à St Martin et St Barth posant pour mon objectif, parlant à cœur ouvert et nous livrant ses petits secrets mode, forme et beauté !
J’avais pourtant tout calculé :
– Rendez-vous tweeté et approuvé (Elle : demain après-midi, au Sapphire Beach Club & Resort. Je serai au bord de la piscine – Moi : 3 p.m., ça vous convient ? – Elle : Perfect !)
– Questions soigneusement préparées
– Billet proprement rédigé (figurez-vous que j’avais même l’intention d’éviter piques et commentaires pour vous offrir de l’impartial, de l’authentique !)
– Arrivée sur place à 14h59 (je vous l’accorde, n’est pas Miss ponctualité qui veut !)
“15h00, au bord de la piscine d’un hôtel étoilé situé au large de la baie de Cupecoy, le soleil quitte son zénith et je la vois avancer d’une démarche altière… ” Vous visualisez un peu le billet, hein ? Bon, à présent les amis, chassez cette image de votre esprit car du Miss (B)Olivia, il n’y en aura point ! Et pour cause :
14h59 : La piscine s’il vous plaît ? – J’arrive à l’hôtel et demande au réceptionniste de m’indiquer la piscine et de prévenir Miss Pinheiro de mon arrivée.
15h00 : Vers la piscine – Je me dirige vers la piscine. En moins de 500 mètres, j’arrive à me perdre et me prendre les cheveux dans la branche d’une chose qui ressemble à un bonsaï géant… Je commence à penser que les 14 cm, ce n’était peut-être pas une bonne idée.
15h20 : Au bord de la piscine – Je patiente depuis plus d’un quart d’heure. C’est normal car, à l’heure qu’il est, la Miss doit certainement être en train de lutter avec sa couronne, son écharpe et son mascara. 5 mois d’expérience, ce n’est pas grand-chose après tout.
15h30 : Toujours au bord de la piscine – Je décide de prendre une tasse de… thé (pour celles et ceux qui me découvrent, “mes confessions”, c’est par ici) et de patienter en blogueuse digne de ce nom : sac et appareil photo sur la table, mon bloc-note sous la main… tout à coup, la scène me parle : j’instagramme le moment !
15h55 : Toujours au bord de la piscine – Ma tasse de thé avalée et mon humeur tweetée, je sens que mes petons saturent. Je commence à penser que les 14 cm, ce n’était vraiment pas une bonne idée.
16h00 : Retour à la case départ – Je retourne dans le lobby et demande au réceptionniste d’appeler la Miss une deuxième puis une troisième fois. Il me regarde d’un air compatissant ; je comprends qu’une Miss n’a pas besoin d’une heure pour enfiler couronne, écharpe et mascara.
16h15 : Fin – Un dernier quart d’heure d’attente, histoire de battre mon propre record. Je m’apprête à quitter les lieux lorsqu’une touriste américaine s’approche de moi et s’extasie devant mes Icône dans un “I loooove your shoes !“*. Du coup mes 14 cm, c’était finalement une bonne idée et j’ai presque envie d’interviewer ma première fan du jour. Mais impossible : je viens de trouver mon nouveau billet et je dois vite le partager avec vous !
Allez, je te rassure Olivia, je ne t’en veux point. Ton lapin a été source d’inspiration et l’occasion d’instagrammer un moment de blogger-solitude !
* J’adooooore vos chaussures !

Un début à tout… ou presque !

Je sais qu’il y a un début à tout. Mais je ne savais pas que le “début” d’un blog pouvait être un véritable casse-tête ! Casse-tête parce que la page est encore blanche, les idées fusent et, soudain, le writer’s block !

Et si je commençais tout simplement par le commencement ? Continue reading “Un début à tout… ou presque !”