Lettre à nos Dirigeants

Paris, le 21 août 2020,

Cher Président,
Chers Membres du Gouvernement,
Chers ceux qui soutiennent aveuglément leurs leaders politiques, et qui auront peut-être la chance de tomber sur cette lettre, plus éclairée qu’un hôpital en plein centre de Beyrouth par les temps qui courent,

Vous m’excuserez si je m’adresse à vous en français.
Mais, voyez-vous, en 36 années d’expatriation, je n’avais que Fairuz et le houmous pour me créer des souvenirs en arabe. Pour le reste, j’ai dû apprendre à raisonner, aimer, rire, rêver dans une langue dont j’aurais, qui sait, fini par rouler les « r » si mes parents n’avaient pas eu à fuir le Liban avant ma naissance.

J’espère que vous allez bien en ces temps très compliqués.

Je ne doute pas que vous ayez été épargnés jusque-là par les événements qui ponctuent la vie de tout Libanais depuis plus de 30 ans. Ou par le gouffre économique dans lequel vous précipitez notre pays depuis octobre 2019, offrant au monde entier une projection en accéléré d’une civilisation qui marche vers son déclin. Ou encore par cette explosion sans précédent, soufflant un patrimoine architectural inestimable que 15 ans de guerre n’avaient pas réussi à anéantir.

Cependant, les règles de la bienséance voudraient que je démarre cette lettre en prenant de vos nouvelles, même si j’attends toujours que vous preniez des miennes. Mais, je vous l’accorde, me distinguer au milieu d’une diaspora qui compte plus de 12 millions de personnes… autant chercher une aiguille dans une botte de foin, n’est-ce pas ? J’imagine d’ailleurs que vous avez assez à faire avec les quelques 5 millions restés au pays par opportunisme, par résignation ou simplement animés par l’inébranlable volonté de sauver ce qui peut encore l’être des griffes des promoteurs rôdant, tels les vautours, autour d’une vieille dame qui n’a pas encore rendu son dernier souffle.

Certains s’offusqueront de tant de cynisme. J’invoque, pour ma défense, une désinvolture trompeuse doublée d’une incorrigible naïveté qui me poussent à croire que les choses finissent toujours par s’arranger. Cette fameuse culture du « maalesh » (ça ne fait rien), seul bien que nous recevons tous en héritage pour endurer avec résilience le plus pénible des métiers: être Libanais.

Bref, revenons à vous car, oui, c’est de vous qu’il est question aujourd’hui.

Vous qui êtes depuis le 4 août à 18h08, au centre de toutes mes pensées. À un tel point que vous hantez mes nuits, celles de ma famille, celles de mes amis,… plongeant ceux qui sont restés dans une consternation paralysante, et ceux qui les observent depuis l’étranger, impuissants, dans la culpabilité la plus irrationnelle.

En ce début de soirée, où ma génération est plus habituée à se pomponner en direction de Gemmayzé qu’à compter ses morts, vous n’avez certainement pas eu à retenir votre souffle comme nous l’avons fait aux quatre coins du monde, les yeux et les oreilles suspendus à nos téléphones pour comprendre, et nous assurer que nos parents étaient encore en mesure de répondre à nos appels. Et donc, en vie.

Je doute que, tel le meilleur ami de mon frère, vous ayez eu, durant quarante longues minutes, à retirer de vos propres mains les débris de ce qui était, quelques instants auparavant, votre toit et vos fenêtres pour extirper le corps inanimé de votre épouse.

Je me demande si, comme Abdo Faraon, vous avez dû vous effondrer sur la seule chaise encore capable de vous porter, pour contempler, l’âme meurtrie, ce qui restait de la maison que vos grands-pères et leurs arrière-grands-pères avant eux avaient bâtie de leurs propres mains il y a 200 ans.

D’ailleurs, avez-vous eu l’occasion de croiser Sabbah et de sécher ses larmes de vos propres mains pendant qu’elle sillonnait les rues et les morgues de Beyrouth à la recherche de sa belle-sœur portée disparue ?

Enfin, je cherche encore vos visages sur les nombreuses photos qui ont déferlé sur mon fil Instagram, un balai au bout du bras, aidant vos citoyens, pour certains en fauteuil roulant, à nettoyer de leurs propres mains les rues de notre ville.

Il est certes plus facile de défaire que de faire de ses propres mains. Mais quel dommage de ne pas vous être aventurés en dehors de vos sérails ! Peut-être la poussière des décombres et les larmes des mères auraient-elles lavé vos mains salies par des années d’inconscience, de perversion et de corruption.

Voilà donc pourquoi vous êtes, depuis le 4 août à 18h08, au centre de toutes mes pensées et, je l’avoue, d’une admiration teintée d’aversion.

Oui, votre résistance face à l’adversité, votre endurance à faire pâlir un dictateur africain, et votre capacité à soutenir sans ciller le regard d’un peuple en rogne forcent l’admiration !

Sans attendre, alors même que vous manquiez de ressources pour venir en aide aux victimes délogées et aux hôpitaux saturés, laissant aux associations le soin de pallier vos défaillances, vous avez su rassembler et armer vos sbires, dressés de père en fils à coups de slogans et de dollars, pour écraser une révolte qui renaissait à peine de ses cendres.

Et quel courage vous a-t-il fallu, Monsieur Aoun, pour laver votre honneur en faisant incarcérer des insolents qui ont osé piétiner votre portrait. Car il n’y a pas de petits crimes, n’est-ce pas ?

Mais une question me taraude… Vos nuits sont-elles aussi blanches que les rues de Beyrouth sont obscures ? Et le soir, lorsque vous bordez vos enfants, avant de fermer les yeux en priant pour des lendemains plus fructueux pour vos affaires, pensez-vous aux chapitres que l’on vous consacrera dans les livres d’histoires ?

Et si tel est le cas, accepteriez-vous d’y voir vos noms côtoyer ceux des princes qui se sont fourvoyés en confondant constance et déni, s’agrippant désespérément à leurs trônes comme un naufragé à son radeau de fortune ?

Car, souvenez-vous, tous sont unis par un destin peu enviable, suivi d’un chaos qu’il vous est encore possible d’éviter, avant que les Libanais ne sortent de leur torpeur et comprennent que les révoltes ne se mènent pas seulement au rythme de la dabké.

En espérant que la nuit qui s’est abattue sur Beyrouth vous portera conseil avant que le « Syndrome du Libanais » ne suffise plus à contenir la colère de ceux qui n’ont plus que la rue pour demeure.

Je vous salue,

Une Expatriée Libanaise


Photo: “The Circle Of Trust” issue de la série “Lebanon A Paradise Lost” (2019) par James Kerwin

L’Adieu à la Bise?

Une ? Deux ? Quatre ?… En commençant par la droite ou la gauche?

Je me souviens de la première fois où j’ai été présentée à ce qui était encore un inconnu quelques secondes avant ce moment fatidique où chacun doit puiser dans son bagage culturel pour seller une nouvelle rencontre.

C’était en 2004 et je venais de débarquer à Paris.

Lorsque j’ai tendu la main, un sourire colgate aux lèvres pourtant, six paires d’yeux se sont soudain braqués sur moi, choqués par tant de snobisme !

Cet inconnu dont j’avais à peine commencé à retenir le nom, a finalement brisé le silence en lançant « Les amis de mes amis sont mes amis ! On peut se faire la bise, hein !», avant de me flanquer un schmoutz bruyant à chaque joue. Puis d’éviter de justesse un bouche à bouche embarrassant provoqué par mes lèvres encore suspendues, prêtes à offrir la bise de trop “- Ah, ici, c’est deux seulement ! Hahahaa“.

Le plus ironique dans tout ça? C’est que je n’ai plus jamais re-croisé le chemin de cet homme. Et nous ne sommes jamais devenus amis.

Venant d’un pays où la bise est réservée à la famille et amis proches, voire du même sexe uniquement selon de quel côté de la ligne verte vous vous retrouvez à Beyrouth, cette pratique m’a interloquée sur le moment.

Puis j’ai fini par m’y faire, rattrapant très rapidement mes futurs compatriotes sur le terrain du bisou.

Je ne sais pas si c’est ce qui m’a valu d’être naturalisée quelques années plus tard, mais je ne vous cacherai pas que j’ai fini par y trouver un certain charme. Sauf pour la bise “professionnelle” dont j’appréciais moins la dimension politique, entre:

  • Ceux qui n’accordent les faveurs de leur joue que pour exprimer leur sympathie ou leur hostilité, ou encore pour marquer un territoire défini par la position qu’ils occupent sur l’échelle hiérarchique. Dans ce cas, la bise devient un LinkedIn à échelle réelle où chacun peut faire étalage de son réseau et ses degrés de connection,
  • Ceux pour qui la bise est une institution à part entière, sacrée, inébranlable, et dont la mission est de la faire perpétuer,
  • Ceux qui ont toujours pratiqué la distanciation sociale, avant que cela ne devienne dans l’air du temps, préférant réserver la bise à la sphère privée (ce qui était un peu mon cas, selon le contexte).

Et voilà que ce geste social si chaleureux, si engageant, tellement ancré dans nos habitudes depuis… depuis quand d’ailleurs? Est décrété du jour au lendemain danger public à bannir pour notre propre bien.

À un tel point que je me rends compte à l’instant que je suis déjà en train d’en parler au passé !

Dans quelques jours, nous sortirons petit à petit de ce long confinement, et même si je reste persuadée que les choses ne seront plus tout à fait comme avant… ou du moins, le temps que notre cerveau accomplisse ce qu’il sait faire de mieux, brouiller nos souvenirs, aussi collectifs soient-ils. Lorsque les masques tomberont, je me demande ce qu’il adviendra de la bise et toutes autres manifestations physiques de nos relations sociales?

La tyrannie du bisou et les frustrations accumulées des semaines et mois durant l’emporteront-elles sur la peur d’une nouvelle vague de contagion ? Ou est-ce que la bise retrouvera plus d’authenticité, nous permettant ainsi de montrer à ceux à qui elle est accordée combien ils comptent pour nous, et tout le plaisir que nous éprouvons en leur compagnie?

Allez, zou ! Et bisou ;)

Things To Do On Lockdown

Mardi 384516 Avril… Depuis l’annonce de la prolongation du confinement, j’ai pris la sage décision d’arrêter de compter les jours et de perdre délibérément toute notion du temps et des priorités.

Et vous savez ce qui est le plus génial lorsqu’on lâche enfin prise? C’est vrai cela vous fait prendre du recul sur la vie, invite à l’introspection et bla bla bla. Mais disons que ces moments vous permettent surtout d’envisager ce que vous n’auriez jamais osé ou eu l’occasion de faire en temps normal… Et faire des listes de ces choses-là.

Comme par exemple…

  • Porter son pyjama comme une vraie Influenceuse.

Ces derniers mois, je me suis prise d’une passion aussi subite qu’inexplicable pour les pyjamas. Passion qui s’est vite transformée en obsession avant de se matérialiser par une série d’achats compulsifs.

Je m’aperçois aujourd’hui que c’était de loin mon meilleur investissement pré-confinement (après mon abonnement Netflix) !

Maintenant, qu’on soit bien d’accord, il s’agit là de le porter comme si vous aviez l’intention de vous traîner à un vernissage en mode « j’avais mieux à faire chez moi ce soir ». D’autant qu’aujourd’hui, plus que jamais, la moindre sortie mérite l’effort vestimentaire (et oui, descendre la poubelle, ça compte aussi).

  • Décliner les invitations.

Plus besoin de puiser dans votre catalogue à excuses pour décliner la sixième invitation en une semaine, y compris pour un apéro sur Houseparty. Plus que jamais votre entourage comprendra ce que ça veut dire d’avoir 8 saisons de Game of Thrones à rattraper ou un bain/champagne à prendre seul.e avec son chat et ses névroses.

  • Inventer de nouvelles recettes en cuisine.

Quand il s’agit de nourriture, je déteste le gâchis, mais disons qu’ici les restes finissent généralement dans les endroits les moins explorés de mon frigo. Je me dis que c’est peut-être l’occasion d’essayer, voire inventer de nouvelles recettes. Et si le résultat est douteux, les choix de restaurants étant très limités en ce moment, votre entourage fera moins la fine bouche.

  • Porter ses chaussures les moins confortables.

Qui n’a jamais faibli face à des petites merveilles hypra confortables sur la moquette moelleuse d’une boutique, mais qui révèlent leur vraie nature une fois la carte bancaire débitée? Et pour être devenues trop hautes, trop pointues, trop rigides, elles sont condamnées à passer le restant de leur vie dans une boîte ou, pour les plus chanceuses, à finir sur Vestiaire Collective. Imaginez le bonheur de pouvoir enfin les porter en sachant que vous pourrez les enlever quand bon vous semble, et finir la journée pieds nus !

  • S’entraîner à devenir un(e) pro du rangement.

J’ai piqué ma crise de ménage annuelle à l’annonce du confinement. À l’époque, je me suis dit que quitte à passer un mois enfermée, autant que ce soit dans un endroit qui étincelle. Cinq jours plus tard, mon appartement n’avait plus rien à envier à celui de Marie Kondo. Maintenant qu’un deuxième mois de quarantaine s’annonce, c’est peut-être le moment de parfaire sa technique de pliage et de préparer une carrière de YouTubeur.se.

  • Faire de sa bibliothèque une oeuvre d’art.

Classez et empilez vos livres par couleur pour créer des formes abstraites. Plus votre bibliothèque est grande, plus vous avez de livres et plus l’effet sera bluffant, croyez-moi !

  • S’aventurer sur de nouveaux terrains beauté.

Mes tiroirs débordent d’échantillons. Je ne sais pas vous, mais hormis les crèmes anti-cellulites que les marques m’offrent par dizaines (je ne sais pas comment je dois le prendre), quand il s’agit de shampoings ou de soins visage, je n’ose jamais m’aventurer sur des terrains inconnus par peur d’un accident irréversible la veille d’une formation que j’anime. L’avantage de cette quarantaine est d’avoir un mois devant soi pour se remettre d’une poussée de boutons ou d’une couleur ratée.

  • Répondre à une question par jour.

Et retranscrire dans un journal les réponses ou toute autre conversation que vous avez avec votre chat. Croyez-moi, dans quelques mois, vous aurez envie de vous rappeler combien ce confinement a dopé votre créativité.

© Leandra Medine
  • Mixer les pièces les plus improbables.

Une chemise blanche avec un paréo de plage, une veste de tailleur sur votre pyjama froissé… Imaginez tous ces looks que vous ne pourrez jamais porter au bureau, et pensez qu’un jour, vous vous souviendrez de la fois où vous avez assisté à un call avec votre N+2 en robe de soirée/Birkenstock.

  • Se mettre à sa fenêtre à 20h00

Pour soutenir le personnel soignant, certes. Mais également pour vivre ce moment d’osmose avec vos voisins (oui, oui, y compris celui du dessus qui a découvert les bienfaits du tapis de course à 5h du matin), et de réaliser ainsi que nous sommes plus de 3 milliards dans la même situation.

  • S’ennuyer !

S’autoriser une journée de silence ou de bulle en se prélassant mollement au fond de son lit ou d’un canapé. Le bonheur ultime ! Et si l’idée d’une oisiveté choisie et assumée vous angoisse, dites-vous que c’est l’ennui qui a permis à Newton de développer sa théorie sur la gravité. C’est également en pleine session d’errance intellectuelle au bord de l’eau que m’est venue l’idée d’apprendre à coder pour créer mon blog. D’accord, dans mon cas le résultat n’a pas été d’une grande utilité pour l’humanité, mais ma mère est toujours persuadée que je finirai par devenir un jour une grande écrivaine.

Sur ce, je file réfléchir à tout ce que je pourrai faire lorsque je deviendrai célèbre !

Et vous? Quelles sont les choses les plus (ou moins) improbables que ce confinement vous donne envie de faire?

Changements

Voilà huit mois que ce billet a été rédigé… huit mois qu’il sommeil au fond de mes (nombreux)(trop nombreux) brouillons et qu’il attend sagement que je me libère enfin du temps à moi pour cliquer sur “publier” !!

Voilà huit mois que ce billet a été rédigé… huit mois qu’il sommeille au fond de mes (nombreux)(trop nombreux) brouillons et qu’il attend sagement que je me libère enfin du temps rien qu’à moi pour cliquer sur “publier” !!

Sauf que, voilà… après la 247ème relecture, j’ai décidé de tout effacer (sauf le titre et cette photo prise l’été dernier, le jour où ma nouvelle vie professionnelle a officiellement démarré, et qui représente vraiment l’état d’esprit dans lequel je me trouvais à l’époque) et de reprendre à zéro.

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Le jour d’après…

Pas de Weekend Inspiration hier car le cœur était trop lourd. Mais je vous rassure, contrairement à l’après 7 janvier, je ne suspendrai pas l’activité de ce blog pour les dix prochains mois. Et je ne reviendrai pas sur le flot d’émotions et de pensées qui m’a submergée ces trois derniers jours. Continue reading “Le jour d’après…”

Hibernation intellectuelle

Cette (très)(longue) hibernation absence est impardonnable, je sais… (8 mois… j’arrive à peine à y croire !!!!!)

Je m’engage donc à m’autoflageller avec la première courroie d’appareil photo qui me tombe sous la main en écoutant la discographie intégrale de Justin Bieber… jusqu’à ce que vous me pardonniez.

Et, promis, je ne m’attarderai pas sur le pourquoi du comment du quand. Je ne vous rabâcherai pas les oreilles (ou plutôt les mires) avec l’éternelle rengaine du ma-vie-professionelle-ne-me-laisse-plus-respirer et le couplet du j’avais-besoin-de-prendre-du-recul.

Je ne vous embêterai pas avec mes états d’âme et comment au lendemain du 7 janvier, j’ai soudain mesuré la superficialité de mon univers, me demandant si c’était bien placé de parler de choses aussi légères que le choix de mon fond de teint dans un monde aussi grave que celui dans lequel nous évoluons aujourd’hui.

Je ne vous raconterai pas comment, au bout de quelques semaines de réflexion, un beau (???) matin, mon inspiration et mon envie de tout m’ont totalement abandonnée, me laissant dans un état végétatif. Vous savez, cette sorte de dépression intellectuelle qui vous lobotomise le cerveau, rendant le 27540ème niveau de Candy Crush bien plus inspirant qu’un coucher de soleil à St Barth.

Comment j’ai trouvé refuge dans mon travail jusqu’à ce qu’un séjour parmi les miens m’ouvre (enfin) les yeux sur ce que j’étais en train de devenir et la manière dont mes neurones commençaient à se scléroser et Z29″%APG01P%¨°°°P.//////////////…

OUPS ! Mon chat vient de sauter sur mon clavier… Je pense effectivement qu’il est temps d’en venir à l’essentiel : Vous m’avez terriblement manqué !

Et si j’ai pensé à un instant apporter un changement radical à la formule de mon blog (du nom, à la présentation en passant par le contenu)… J’ai fini par comprendre que si vous m’êtes aussi fidèles depuis trois ans maintenant, c’est pour ce que je vous ai apporté jusqu’à présent. Et que, même si ma petite bulle virtuelle peut souvent parfois manquer de sérieux, elle a au moins le mérite de vous faire passer un moment agréable et de me faire rencontrer (virtuellement et physiquement) des personnes absolument formidables (oui, lecteur/rice, c’est à toi que je m’adresse !).

Je continuerai donc à parler maquillage, fripes et couchers de soleil… et, surtout, à arrêter de vous abandonner du jour au lendemain sans raison valable.

Je vous souhaite une douce fin de semaine et vous dis à très (oui, TRÈS) vite !

Bisous !

PS : Cette photo a été prise lors de la dernière édition du Festival de Hyères. Rien à voir avec mon billet, mais j’aime la douceur qu’elle dégage et combien elle me rappelle que l’été et bel et bien fini (ok, là, c’est moins drôle).