Philosofilles / Coco Chanel au sujet de la copie

“Pour moi, la copie, c’est le succès.
Il n’y a pas de succès sans copie ou sans imitation.
Ça n’existe pas.”

– Coco Chanel –

Petite réflexion dans la ligne de la discussion qu’on avait l’autre jour, autour de la question du copyright  (d’ailleurs un grand merci pour vos commentaires que j’ai lu (comme toujours) avec beaucoup de plaisir et d’intérêt !).


“For me, copy equals success. There is no success without copy and without imitation. It just doesn’t exist.”

A thought that can be linked to the discussion we were having last time about the copyright issue (by the way, thank you for your comments! I read them (as always) with great pleasure and interest!).

La question du Copyright

Tsk tsk, je vous rassure, je ne vais pas parler droit et réglementation. Mais pour avoir souvent été touchée par ce problème, c’est un sujet qui me tient à cœur et, aussi délicat soit-il, j’aimerais l’aborder avec vous aujourd’hui.Lorsque j’ai lancé mon blog, je voulais avant tout écrire, partager, passer du bon temps et faire de la photo. L’idée même d’être lue par autant de personnes ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Celle de voir mes photos atterrir sur d’autres pages (sans mon autorisation)(et d’en être affectée)… encore moins.

Franchement, qui voudrait des photos d’une petite blogueuse alors que de superbes clichés de photographes hypra talentueux fourmillaient sur le net ?

À l’époque, j’avais une approche très différente de la photographie. Celle que le numérique et les réseaux sociaux ont fini par nous imposer comme une norme. Le concept même de la photographie s’était banalisé et dématérialisé à un tel point que la photo n’était plus qu’un moyen d’expression fait pour circuler et être partagé de manière quasi instantanée, le plus rapidement possible, avec le plus grand nombre de personnes. L’auteur n’était plus celle ou celui qui a appuyé sur le déclencheur, mais tous ceux qui ont “déniché” la bonne photo sur le net et qui se sont chargés de la relayer auprès de leur communauté. Je partage donc j’y contribue.

Puis un jour, Instagram a décidé de mettre ses conditions d’utilisation à jour en s’accordant le droit de vendre les photos de ses utilisateurs sans leur accord et l’Auteur a repris toute sa place dans le débat. La question du copyright a été soulevée.
Ajouter à cela vos retours de plus en plus positifs, puis les demandes de plus en plus sérieuses que je commençais à recevoir…

Toutes ces choses, mises bout à bout, m’ont permis de me rendre compte que mon travail avait finalement une certaine valeur et que la photo pouvait être un métier à part entière, et pas forcément réservé à quelques happy few.

J’ai alors décidé de m’investir encore plus dans ma passion, physiquement, moralement, mais aussi financièrement. Et c’est à partir de là que j’ai commencé à remettre en question ma vision des choses, mon regard sur la (et mes) photo(s) était en train de changer.

Tout ça pour vous dire qu’au terme de trois années d’évolution et de réflexion, j’ai compris que derrière chaque photo se cache une personne, du temps et souvent beaucoup d’énergie. En se servant dans son portfolio ou son blog sans lui demander l’autorisation ou sans la mentionner (voire en supprimant sa signature)(ça sent le vécu, n’est-ce pas?), on s’approprie un travail et une créativité qui ne nous appartiennent pas. Pire, on peut contribuer au “buzz” d’un cliché tout en privant son auteur de ce fameux quart d’heure de célébrité (s’il tend vers ça, bien entendu).

Je vous l’accorde, certains peuvent y voir une forme de compliment : on vous prend une photo parce qu’on apprécie votre travail ! D’ailleurs on m’a dit un jour qu’à partir du moment où on partage son travail en ligne, on s’expose et on doit accepter l’idée qu’elles finiront par nous échapper un jour où l’autre. La rançon de la gloire.

Soit. C’est un avis qui se tient et que je peux comprendre… mais j’ai beaucoup de mal à l’accepter, autant pour moi que pour les autres.

Et vous alors ? J’aimerais vraiment avoir votre avis sur la question. Est-ce qu’une photo doit nécessairement être libre de droit à partir du moment où son auteur choisit de la publier en ligne ? Avez-vous déjà été confrontés à ce “problème” ? Si oui, lorsque vous tombez sur l’une de vos photos sur d’autres pages, quelle est votre réaction ? Le débat est ouvert !

My Week, Etc. #11

Un My Week, Etc. un peu particulier puisque je ne pourrai pas publier d’article demain. Ni après-demain, ni le week-end d’ailleurs. Parce que…

Paris, Paris, PARIS !! 

Paris, ma ville, mon premier amour, mon rayon de soleil… Bon ok, je file y passer le week-end et même si je n’y vais pas juste pour le plaisir et que, par conséquent, je n’aurai pas le temps d’en profiter (= le suplice ultime), je vous laisse imaginer dans quel état je suis…

Hmm…

Hmm hmmmm…

Ça y est, vous visualisez ?

Ça craint, n’est-ce pas ? Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas encore, je vous rassure, je rentre en transe chaque fois que je dois prendre le train ou l’avion pour aller ailleurs. Peu importe l’endroit, mais partir et changer de cadre et d’air. Bref, tout ça pour vous dire que je vous abandonne quelques jours. En revanche, je serai un peu beaucoup plus présente sur mon compte Instagram si vous voulez suivre mes tribulations parisiennes ;)

MERCI, MERCI, MERCI !!

Je n’ai pas pris le temps de vous le dire, alors j’en profite pour le faire aujourd’hui, merci encore et encore pour l’accueil que vous avez réservé à ma collaboration avec la marque de la blogueuse Jonalys Precious ! Merci également pour elle parce qu’il paraît que vous avez été nombreux à apprécier sa première collection ! Vos commentaires m’ont fait chaud au cœur et m’ont donné les ailes dont j’avais besoin pour me pencher plus sérieusement sur tous les projets qui me trottent dans la tête depuis un moment déjà. Je ne vous en parle pas tout de suite parce que c’est encore le brouillon du brouillon dans ma tête, mais je vous en dirai plus dès que possible !

Mes déboires sourcilesques (la suite).

Il y a trois semaines, je suis tombée sur un Atelier du Sourcil. J’en avais beaucoup entendu parler avant de rentrer en métropole et mes sourcils étaient dans un état tellement déplorable qu’il fallait absolument que je pousse la porte du salon. Le décor et l’accueil m’ont plutôt fait bonne impression et après avoir raconté mes déboires sourcilesques discuté pendant une bonne dizaine de minutes avec l’esthéticienne, j’ai décidé de franchir le pas et de tout reprendre à zéro.
C’est là qu’ont commencé trois longues semaines d’abstinence, pendant lesquelles j’étais interdite de tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à une pince à épiler. Et, au fur et à mesure où mes sourcils se Roitfeldisait, le manque se faisait sentir et j’étais prise de visions terribles les matins devant mon miroir. Mon agonie a pris fin hier et j’ai l’impression depuis d’avoir un regard complètement différent, plus lumineux, plus jeune… ça aussi, je vous en reparler plus longuement.

Jackie’s Selfie.

Encore une fois, on n’a rien inventé ! Même le selfie existait déjà il y a 60 ans. En tous les cas, c’est ce que je me suis dit en tombant sur ce selfie de groupe de Jackie Kennedy sur le blog d’Une Libanaise à Paris. Moi qui suis pourtant réfractaire à cette tendance (disons que je ne l’apprécie que bien cachée derrière mon appareil photo), j’ai trouvé cette photo absolument géniale ! Ça donnerait presque envie de s’y mettre en été, entre amis… et moi je ferais le miroir…

Bon les enfants, je dois vous laisser pour résoudre l’éternel dilemme : quoi mettre dans ma valise ! Passez un bon et doux week-end !

Bisou

Coitus Interruptus

Ne m’en voulez pas si je vous ressors la photo de vendredi dernier… Mais lorsque je l’ai publiée, j’étais encore loin d’imaginer que cette merveille de parka militaire vivait ses dernières heures à mes côtés, que notre histoire d’amour s’achèverait aussi brutalement… et qu’à l’heure où je vous parle, elle ne serait qu’un lointain et douloureux souvenir.

Si j’avais su, je l’aurais immortalisée sur toutes les coutures. Mais là, je remue le couteau dans la plaie…

Pourtant, lorsque j’ai pris la décision de me lancer dans cette aventure, tout laissait présager une relation durable, de celles qu’on n’entretient qu’avec un intemporel. Cette pièce qui parvient à vous convaincre de commettre le pire en vous promettant une fidélité sans faille. Et lorsqu’en plus, vous avez la bénédiction de votre homme, vous perdez le soupçon de discernement que vous aviez réussi à préserver et vous vous engouffrez dans le péché tête baissée.

Certes, j’ai eu des scrupules en apprenant que le col était en fourrure. J’ai pensé à cette petite bête qu’on a sacrifié pour satisfaire mes bas instincts de modeuse. Mais j’ai fini par me laisser convaincre par la mention “élevage” et par le fait que cet animal se mangeait apparemment quelque part dans le monde. Et puis, son contact sur ma peau était si doux, si chaud, si jouissif.

Certes, j’ai eu le temps de sympathiser avec toutes les vendeuses (et tous les miroirs) de la boutique avant de passer en caisse. J’ai pensé aux sacrifices que cette dépense entraînerait. Mais j’ai fini par me dire qu’un intemporel méritait parfois qu’on ferme les yeux sur ce qui n’était après tout qu’une étiquette.

Certes, je peux continuer à chercher tous les signaux que ma raison a désespérément tenté de m’envoyer ce jour-là. Mais la torture est vaine.

Car au bout de deux semaines à peine, celle qui était en passe de devenir un essentiel à mes yeux commençait à montrer quelques signes de lassitude. Déjà ! J’étais désemparée. Je ne voulais pas le croire. On m’a dit qu’un Burberry ne vous lâchait pas, qu’il était capable de traverser à vos côtés toutes les épreuves de la vie, aussi trépidante soit-elle. Mon trench me le prouve encore.

Les boutons du col amovible ont ouvert les hostilités. Je leur ai alors demandé de patienter en laissant planer la promesse d’une visite chez ma retoucheuse à notre retour de vacances. J’aurais dû me douter que notre passion commençait à s’essouffler. Que les papillons des premiers jours s’envolaient déjà.

Voyant que je refusais toujours de me rendre à l’évidence, la fermeture principale a décidé de s’effilocher à la naissance, lentement, insidieusement, faisant fi de mes pleurs et supplications. C’était donc bel et bien fini ?

Mon homme me répétait que “Oui !”

Ma parka renchérissait.

Quant à moi, dans ma grande bienveillance, je lui trouvais encore des excuses. Je m’accusais de tous les maux, de ne pas avoir fait le nécessaire pour lui rendre tout le plaisir qu’elle m’avait procuré… ou, au contraire, d’avoir été trop entière, à vouloir l’avoir constamment à mes côtés. J’étais prête à entamer un travail sur moi-même, à me remettre en question, voire à alterner avec d’autres pièces reléguées jusqu’alors au fond de ma penderie.

Jusqu’à ce que je me laisse convaincre de la rapporter en boutique. Je pensais qu’à ce stade, l’intervention d’un spécialiste serait salutaire. J’étais intimement convaincue que cette consultation, à défaut de nous permettre de recoller les morceaux, redonnerait au moins une seconde chance à notre couple.

J’y ai cru ! Ou du moins, pendant quelques instants, lorsqu’on m’a garanti que la Maison pouvait l’envoyer en réparation… à moins que je ne préfère le remboursement.

Baisser les bras ? Il était hors de question ! Ma quête a été trop longue et mon investissement psychologique trop intense pour abandonner en cours de route. Allez pour la réparation !

J’y ai cru jusqu’à ce qu’un spécialiste brise nos rêves d’avenir en soulevant un gros défaut de fabrication. Décidément, l’amour… ça vous arrache les yeux ! La fermeture ne pouvait techniquement pas être remplacée. Il fallait tout démonter ! L’intervention était trop complexe et risquée, et une simple réparation ne ferait que colmater la plaie, sans traiter le mal à sa racine. Cette parka était condamnée d’avance à l’acharnement thérapeutique et moi aux plaisirs inassouvis.

Je l’avoue, il y eut d’abord des pleurs. Puis ces mêmes pleurs ont laissé place à une résignation que je ne me connaissais pas. J’étais soulagée, je n’avais donc rien à me reprocher.

Pendant une fraction de secondes, j’ai cru l’entendre me supplier de lui laisser une seconde chance, elle avait désormais compris et elle ferait de son mieux pour me prouver qu’elle était encore digne de mon amour. Je la voyais abandonnée sur le papier de soie, il ne restait plus grand-chose de sa splendeur des premiers jours. Dans une autre vie, sa déchéance aurait éveillé ma pitié, mais il était trop tard, elle a trahi ma confiance et je ne pouvais plus envisager notre relation aussi sereinement.

Ma décision était prise… Cette fois, mon amour, c’est fini !


Don’t blame me if I’m posting the same photo than last Friday… But when I published it, I didn’t know yet that this wonderful military parka was spending the last day by my side, that our love story would end so suddenly… and that by the time I’m speaking, it would only be a painful souvenir.

If I only knew that, I would’ve taken more photos with it. But I shouldn’t rub it in.

When I decided to start this love affair, every single detail foreshadowed an everlasting relationship, of those you only have with a timeless wear. Those clothes that can make you do anything just because they promised you an unfailing love. And if you can get the blessing of your boyfriend, the sin gets easier.

Okay, I felt uncomfortable about the collar being in real fur. I thought of this little beast and how it was sacrificed to satisfy my fashionista’s basic instincts. But I was finally convinced by the fact that this animal came from a breeding. Besides, the touch of it on my skin was so soft, so warm, so delightful.

Okay, I had time to sympathize with all the saleswomen (and mirrors) of the store before I decided to buy it. I thought that the price was a huge sacrifice. But I ended up thinking that timeless clothes are worth the cost.

Okay, I can keep on searching for every single signal my reason desperately tried to send me that day. But what for?

Because after two weeks, once it almost became an essential in my eyes, this parka started to fail me. I was distraught! How come? I couldn’t believe it! I’ve been told that a Burberry never fails you, that it was able to stand by your side in every situation, even the worst. Even my trench proved it.

It all started with my collar buttons. I asked them to wait and promised them a visit to my tailor once we were back from holiday. I should’ve seen that our passion was already fading.

Then the main zip fastener decided to rope, slowly, insidiously, thus ignoring my tears. Was it really over?

My boyfriend said “Yes!”

My parka did so.

As for me, I was still hanging to any excuse. I even thought the problem came from me, maybe I didn’t know how to give it back all the love it gave to me… Or maybe I shouldn’t have loved it that much.

But my boyfriend finally convinced me to take it back to the store. I thought that maybe an expert could do something for us. I was convinced that this visit would give us a second chance…

I believed it! Or at least for a few seconds, when the saleswoman told me that Burberry could fix the the whole thing… otherwise I could be refund.

No way! I wouldn’t give up that easily! I’ve been looking for this parka for ages and my psychological investment was already to strong. Just fix it!

I believed it until an expert broke our dreams by telling me there was a huge manufacturing defect. Love makes you blind! The zip fastener couldn’t be replaced, unless they take the whole coat to pieces. It was too complicated and a simple seam would only seal it for a while. This parka was already condemned.

I admit I first cried. Then my tears gave way to a resignation I didn’t expect coming from me. I was relieved, it wasn’t my fault.

For a second, I thought I heard it begging me to give it a second chance, it now understood and it would do its best to prove that it was still worth my love. I saw it abandoned on counter, it had lost all its splendor. In another life, I would’ve listened to its voice full of pity, but it was too late, it betrayed me and I knew I wouldn’t get over it.

I made my mind… This time, my love, I’m leaving you!