Comment (ne pas) faire les soldes !?

2005. Je fais mes premières armes à Paris et découvre avec euphorie les soldes… à la parisienne. Je ne vous cache pas que mes débuts dans ce domaine étaient un peu violents.

Bien sûr, je vous épargnerai les détails atroces et sanglants…

Tenez, par exemple, je ne vous raconterai pas comment un matin, une de mes colocataires m’a réveillée à 6h30 parce que “les boutiques ouvrent très tôt” et qu’elle “risque de passer à côté du blazer repéré chez IKKS“. Avant de me tirer par la main depuis Bastille jusqu’au Bon Marché… à pied. (d’ailleurs, je pense que c’est depuis ce jour que j’ai officiellement revu mon avis sur les ballerines)(et sur ma colocataire). Pour me rendre compte en rentrant le soir que j’ai raté un rendez-vous hypra important chez ma dermato.

Je ne vous raconterai pas non plus le jour où une cliente en pleurs a failli réduire un de mes collègues en hachis de canard confit (oui, c’est encore les fêtes de fin d’année dans mon frigo) parce qu’il avait vendu à une autre cliente la paire d’escarpins qu’elle avait repérée “il y a 1 heure“.

Enfin, je ne vous raconterai pas ma première vente privée Céline où j’ai dû littéralement enjamber une créature à moitié nue en soutien-gorge qui ramassait sa marchandise à quatre pattes, pour agripper dans la pile le dernier cachemire en S.

BREF.

Depuis, j’ai fait du chemin et mes techniques soldesques ont bien évolué… Aujourd’hui, j’ai appris qu’il ne faut surtout pas :

1/ Rater l’opération “repérage”

Encore moins pour un rendez-vous chez l’esthéticienne (ou chez la dermato d’ailleurs), un maillot peut attendre, un sac Valentino à -30%, non. Car cette étape permet 1) d’aller à l’essentiel et d’éviter au maximum les longues files d’attente devant les cabines, 2) de se fixer un budget et 3) de définir exactement ce qu’il nous manque et ce qu’il nous faut pour ne pas se trouver avec le même jean en trois exemplaires (vécu).

2/ Se mettre sur son 31

L’épreuve des soldes est longue et rude. Des rues aussi vides et calmes que sur la photo, ça n’existe que sur les super blogs de mode. Alors moi, j’évite d’être sur mon 31, mais tout en portant des pièces confortables et belles. En plus, c’est mieux d’essayer des boots ou des escarpins avec votre jean ou jupe préférée qu’avec un jogging.

3/ Avoir peur de viser plus haut

Les soldes ou les ventes privées, c’est l’occasion de faire des bonnes affaires, mais aussi de se faire plaisir. J’aime en profiter pour m’offrir les belles pièces que je ne peux pas acheter en temps normal. Alors, n’ayez pas peur de cibler des marques haut de gamme ou de luxe, à condition bien sûr que ça en vaille la peine. C’est plus cher mais, à terme, vous vous retrouverez avec des pièces intemporelles et de qualité qui auront moins de chance de finir dans la “pile de la honte”.

4/ Refuser de se rendre à l’évidence

Je me connais. Si je craque complètement sur THE pièce de la nouvelle collection, j’y penserai toute la soirée en me demandant si j’ai finalement bien fait de tourner les talons. Alors dans ce cas, n’hésitez pas et foncez ! Parce que, de toutes façons, vous retournerez l’acheter le lendemain et vous aurez dépensé deux fois plus.

En plus, après les soldes, on se retrouve souvent avec des choses dépassées qu’on ne remettra plus dans quelques semaines. D’ailleurs, à ce sujet, il faut surtout concentrer vos achats sur les pièces intemporelles que vous pourrez ressortir la saison suivante (souvenez-vous, la pile de la honte).

5/ Y aller avec la super copine qui vous a juré la dernière fois que vous finirez par rentrer dans ce super slim en 34 parce que les jeans, ça se détend

J’aime faire les boutiques seule ou avec une copine habitée par l’esprit de Cristina Cordula et qui n’hésitera pas à me dire “ma chérie, ma chérie, ma chérie… ça va pas du tout !

Voici mon mini guide supra sérieux pour des soldes pas trop ratées. J’imagine que vous avez aussi quelques techniques ou habitudes dans le domaine ? Alors n’hésitez pas à partager ;)

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PS : Cette photo a été prise l’été dernier à Beyrouth, très tôt le matin. Ici, les soldes ne commencent qu’en mai, alors pensez à moi très fort demain matin ! (larmes)

PSS : Ah oui, avant de vous laisser, surtout, surtout, si vous croisez le regard d’une rivale potentielle, serrez vos futurs achats très fort contre vous. C’est dans ces moments de faiblesse que je me suis fait arracher des mains les trouvailles les plus convoitées…

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2005. I made my first steps in Paris and discovered the joy of shopping during sales… like Paris people do. I won’t deny that my debuts were a bit violent.

Of course, I’ll spare you the gory and nasty details…

Well, for example, I won’t tell you how, one morning, one of my roommates woke me up at 6:30 am because “stores open very soon today” and she “may miss the blazer spotted at IKKS“. Before she dragged me from Bastille to the Bon Marché… on foot. (by the way, I think this is when I officially reconsidered my opinion on flat ballets)(and on my roommate). To realize, once we got back home, that I missed an important appointment with my dermatologist.

I won’t tell you how, one day, a woman in tears almost cut open one of my colleagues, because he sold the pumps she spotted “an hour ago” to another person.

Finally, I won’t tell you about my first Céline private sale, where I had to literally step over a half naked creature who was gathering her clothes on all fours, just to grab the last S size cashmere shirt.

ANYWAY.


Of course, I came a long way since those days and I improved my shopping techniques… Today, I learned that one must never:

1 / Miss the “spotting” day

Even if you have an appointment with your beautician (or your dermatologist). Your bikini line can wait, a Valentino shoulder bag at -30% can’t. This step allows you 1) to avoid wasting time waiting for a fitting room, 2) to set yourself a budget and 3) to define exactly what you need, so you don’t find yourself with three times the same jeans (personal experience).

2 / Dress uncomfortably

Shopping during sales is a long and hard journey. Empty and calm streets (as seen on the photo) only exist on great fashion blogs. So, I try to make it comfy yet good-looking because I think it’s cooler to try on boots and stilettos with our favorite jeans or skirt than with a jog.

3 / Be afraid of designers’ masterpieces

Sales are the right time to make good deals, but they also have to be the opportunity to indulge yourself. I like buying things I can’t afford otherwise. So don’t be afraid of designers’ pieces, provided they’re worth it. This will surely cost you more but you’ll get timeless pieces of quality that will be less likely to end up in the “pile of shame”.

 

4 / Refuse to face reality

I know myself. If I have a huge crush on THE piece in a new collection, I’ll repent and think about it all night, wondering if turning my back on it was the right choice. So in this case, don’t hesitate and go for it! Because, you will anyway go back to purchase it the next day and will end up wasting your money on an item on sales you might finally never wear.

 

Besides, after the sales, we often find ourselves with outdated items which we will only wear for a couple of weeks. By the way, just focus your purchases on timeless pieces that will be apt for the next season (remember, the pile of shame).

5 / Go shopping with the best girlfriend who swore last time that those fabulous 26 skinny jeans will end up loosing up and fitting you

I like to shop alone or with a friend who won’t hesitate to tell me “darling, darling, darling… you look so fat in this outfit!


So, here’s my very serious little guidebook to “how not to shop during sales”. I guess you also have some tips on this topic? So feel free to share ;)

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PS: This picture was taken last summer in Beirut, early in the morning. Sales won’t start here before May, so please think of me tomorrow morning! (tears)

PSS: Oh, before you leave, don’t forget one last thing : when you look your potential rivals in the eyes, hold your future purchases very tight. The most wanted deals were torn from my hands in those moments of weakness...

L’âge mûr

Arghhhh ce premier cheveu blanc qui débarque de nulle part, sans prévenir…

Le mien, c’est à 18 ans que je l’ai repéré (malédiction génétique oblige, on n’hérite jamais du parent qui n’a vu le sien se pointer qu’à 40 ans). Il était là, court, encore zébré et timide, au milieu d’un tas auburn. Evidemment, à 18 ans, on l’arrache à la pince à épiler pour l’exhiber en trophée “ça y’est, je suis majeure !”

Quelques mois plus tard, un autre a repoussé, à la même place, cette fois plus blanc, plus franc. Mais je n’y voyais toujours pas d’inconvénient, je rêvais même de me réveiller un matin avec les cheveux tous blancs, comme ça, d’un coup ! Tant qu’à faire, non ?  Et puis la coloration, c’est nul !

26 ans, premier cri de détresse devant mon miroir. A l’époque, le regard de mon homme a eu l’air de répliquer avec compassion “et ma pauvre, ce n’est que le début du déclin”. Franchement, le poil défraîchi caché sous la masse, je n’avais rien contre, mais ce jour-là tout un régiment de cheveux blancs avait pris en otage l’avant de mon cuir chevelu. La frange ? Oubliez, j’ai assez donné jusqu’au jour où  un coiffeur m’a greffé la frange d’Amélie Poulain sur le haut du crâne.

Il ne me restait plus qu’une seule option : faire appel à Sainte L’Oréal ! Et puis la teinture, c’est pas si nul que ça, hein ?

Six mois plus tard, toujours pas de Glossy-Glossy sur la crinière. De toutes façons, maladroite comme je suis, il vaut mieux que je prenne rendez-vous chez mon coiffeur.

Quelques six mois plus tard, toujours pas de rendez-vous chez le coiffeur. Trop peur de ne plus retrouver ma couleur initiale (enfin, ce qu’il en restera lorsque ma crinière aura entièrement mûri) et de voir ma teinture virer au contact du soleil et de l’eau de mer. Trop la flemme aussi de changer mes shampoings pour passer à la gamme “spécial cheveux colorés”. D’ailleurs ils n’en font pas chez Leonor Greyl… vraiment pas de bol quoi !

28 ans. Une personne âgée me remercie de lui céder la place d’un “Merci Madame”. Deux solutions : soit la dame en question était très polie, soit mon déclin capillaire avait atteint une phase critique. Toujours est-il, le coup de massue du “Madame” a fait plus de dégâts dans ma tête que mes premiers capitons (vous vous en souvenez ? c’est ici). Au bord de la dépression, j’appelle mon coiffeur :

Moi : Migueeeeeel, il faut que tu fasses quelque chose. Mais attention, je ne veux pas perdre la couleur de mes cheveux, tu comprends ? Peut-être juste les racines, je ne sais pas. Penses-tu que c’est possible ?

Lui : Tu passes quand ?

Moi : Dans un mois…

Mais oui, un mois, le temps de réfléchir quoi… Pour la suite, vous la connaîtrez bientôt !


Arghhhh the first white hair. He comes suddenly, without any warning…

I was 18 when I spotted the first one. He was short, striped and shy in the middle of my dark hair. Of course when you’re 18, you just remove it with your tweezers and show it like a trophy “ok guys, I’m grown-up now!”

A few months later, another one grew at the same place but this time, he was brighter and more self-confident. Still, it wasn’t a problem for me. I even dreamed of waking up one morning with my hair all white! (as they will all end up being white anyway). And I just dislike hair dying!

26 years old, first distress call in front of my mirror. At that time, the look of my boyfriend seemed to say “darling, this is only the beginning of your decline”. Honestly, as long as this white hair was hidden, I had nothing against him, but that day, an army of white hair took over the top of my head! A fringe to hide them all? No way, not since the day I found myself with the fringe of Amelie Poulain…

I had no other solution but to dye them. And after all, hair dying can be fun, isn’t it?

6 months later. Still no hair-coloring. Anyway, I’m terribly clumsy, so I’d better take an appointment with my hairdresser.

About six months later. Still no appointment with my hairdresser. I’m too afraid to ruin the original color of my hair and to see my dye turn to a yucky color because of the sun and seawater. Besides, I don’t feel like switching to colored hair shampoos and Leonor Greyl doesn’t make any colored hair products… Unlucky me!

28 years. I gave my seat to an old lady and she thanked me by saying “Thank you, Madam”. I don’t know if this old lady was very polite or if my hair-decline has just reached a critical stage.

So, I was almost depressed when I called my hairdresser.

Me: Migueeeeeel, you must do something. But I’m warning you, I want to keep my natural hair color, do you see what I mean? Why not just dying the roots. I don’t know. Do you think you can do this?

Him: When do you want to come?

Me: In a month…

Well, you know, I have to give myself a little time to think about it… The end of the story? You’ll know it very soon!

Miss(ing) Olivia…

A Piece of Glam

Le parcours d’une blogueuse qui débute ressemble certains jours à une longue route parsemée d’embuches, faite d’attente et… de petits lapins.

Oui, aujourd’hui, à défaut de mode et de beauté, ce n’est que de lapins que je peux vous parler. Non pas de fourrure de lapin (ce qui aurait été fashionablement incongru par 35°), mais de lapins qu’on vous pose, que vous prenez d’abord pour un retard, un oubli ou (pire!) un horrible malentendu, avant de comprendre qu’il ne s’agit pas de fourrure, mais bien d’un coup d’éponge qu’on vous a allègrement passé sur le dos.
Perchée sur mes Icône de 14 cm, serrée dans mon 7/8 Pianura Studio et en équilibre entre mon Céline et mon Canon, j’étais déterminée, au bout de quelques jours d’absence, à vous apporter le scoop de la semaine : Olivia Pinheiro, Miss Caraïbes Hibiscus (ex-Miss Bolivie), en visite à St Martin et St Barth posant pour mon objectif, parlant à cœur ouvert et nous livrant ses petits secrets mode, forme et beauté !
J’avais pourtant tout calculé :
– Rendez-vous tweeté et approuvé (Elle : demain après-midi, au Sapphire Beach Club & Resort. Je serai au bord de la piscine – Moi : 3 p.m., ça vous convient ? – Elle : Perfect !)
– Questions soigneusement préparées
– Billet proprement rédigé (figurez-vous que j’avais même l’intention d’éviter piques et commentaires pour vous offrir de l’impartial, de l’authentique !)
– Arrivée sur place à 14h59 (je vous l’accorde, n’est pas Miss ponctualité qui veut !)
“15h00, au bord de la piscine d’un hôtel étoilé situé au large de la baie de Cupecoy, le soleil quitte son zénith et je la vois avancer d’une démarche altière… ” Vous visualisez un peu le billet, hein ? Bon, à présent les amis, chassez cette image de votre esprit car du Miss (B)Olivia, il n’y en aura point ! Et pour cause :
14h59 : La piscine s’il vous plaît ? – J’arrive à l’hôtel et demande au réceptionniste de m’indiquer la piscine et de prévenir Miss Pinheiro de mon arrivée.
15h00 : Vers la piscine – Je me dirige vers la piscine. En moins de 500 mètres, j’arrive à me perdre et me prendre les cheveux dans la branche d’une chose qui ressemble à un bonsaï géant… Je commence à penser que les 14 cm, ce n’était peut-être pas une bonne idée.
15h20 : Au bord de la piscine – Je patiente depuis plus d’un quart d’heure. C’est normal car, à l’heure qu’il est, la Miss doit certainement être en train de lutter avec sa couronne, son écharpe et son mascara. 5 mois d’expérience, ce n’est pas grand-chose après tout.
15h30 : Toujours au bord de la piscine – Je décide de prendre une tasse de… thé (pour celles et ceux qui me découvrent, “mes confessions”, c’est par ici) et de patienter en blogueuse digne de ce nom : sac et appareil photo sur la table, mon bloc-note sous la main… tout à coup, la scène me parle : j’instagramme le moment !
15h55 : Toujours au bord de la piscine – Ma tasse de thé avalée et mon humeur tweetée, je sens que mes petons saturent. Je commence à penser que les 14 cm, ce n’était vraiment pas une bonne idée.
16h00 : Retour à la case départ – Je retourne dans le lobby et demande au réceptionniste d’appeler la Miss une deuxième puis une troisième fois. Il me regarde d’un air compatissant ; je comprends qu’une Miss n’a pas besoin d’une heure pour enfiler couronne, écharpe et mascara.
16h15 : Fin – Un dernier quart d’heure d’attente, histoire de battre mon propre record. Je m’apprête à quitter les lieux lorsqu’une touriste américaine s’approche de moi et s’extasie devant mes Icône dans un “I loooove your shoes !“*. Du coup mes 14 cm, c’était finalement une bonne idée et j’ai presque envie d’interviewer ma première fan du jour. Mais impossible : je viens de trouver mon nouveau billet et je dois vite le partager avec vous !
Allez, je te rassure Olivia, je ne t’en veux point. Ton lapin a été source d’inspiration et l’occasion d’instagrammer un moment de blogger-solitude !
* J’adooooore vos chaussures !

Un début à tout… ou presque !

Je sais qu’il y a un début à tout. Mais je ne savais pas que le “début” d’un blog pouvait être un véritable casse-tête ! Casse-tête parce que la page est encore blanche, les idées fusent et, soudain, le writer’s block !

Et si je commençais tout simplement par le commencement ? Continue reading “Un début à tout… ou presque !”