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Dina JSR

Je vous racontais il y a quelques jours mon dernier voyage à Beyrouth, et je vous disais à l’occasion que la femme libanaise avait un style bien à elle et qu’elle méritait un article à part entière. Alors qui mieux qu’une styliste libanaise, et plus précisément que Dina JSR, peut confirmer mes propos ?

Si vous ne connaissez pas encore Dina JSR,  retenez bien ce nom, car il sera bientôt sur toutes les lèvres et vous rêverez toutes un jour de vous rendre à un cocktail ou une soirée, glissées dans l’une de ses créations !

Je vous en parle aujourd’hui parce que je suis littéralement tombée amoureuse des robes structurées et ultra féminines de cette jeune créatrice qui affectionne particulièrement la superposition des matières luxueuses et la rencontre inattendue entre courbes fluides et détails architecturaux.

Elle a accepté de nous parler d’elle et de son style, en toute simplicité…

Dina, pour commencer, raconte-nous un peu de ton parcours. As-tu toujours voulu être styliste ?
Dès l’âge de 11 ans, j’avais pour passion de croquer des silhouettes sur des papiers, de dessiner des robes pour mes amies et pour moi-même. Lorsque j’ai emménagé à Londres pour poursuivre mes études, j’ai été fascinée par la conception des bijoux et j’ai choisi d’étudier la joaillerie. Mais j’avais toujours le sentiment que quelque chose me manquait, et j’ai réalisé que ma passion pour le design était toujours très forte et dominante, j’ai donc décidé de suivre mon cœur et de m’inscrire dans des cours afin de réaliser mon rêve.

Quelle formation as-tu suivie ?
Après un BA [Bachelor of Arts] en joaillerie à la Central Saint Martins à Londres et un diplôme d’expertise en diamants et pierres précieuses au Gemmology Institute of America (GIA), je continuais à penser à la mode et au stylisme, même lorsque je dessinais des bijoux ou triais des papiers. Je me suis donc inscrite à l’école de stylisme ESMOD qui a une branche à Beyrouth, avant de postuler pour un stage chez Maison Rabih Kayrouz.

Quelqu’un t’a-t-il soutenu ou guidé dans ce choix ?
Mes parents étaient et sont toujours mon plus fort soutien. Et je suis très touchée de continuer à recevoir le soutien de Rabih Keyrouz.

Quels sont les meilleurs et les pires moments dans la vie d’une jeune créatrice?
Je vis les meilleurs moments pendant les 6 mois de travail que je passe sur ma collection, et que j’arrive à la voir terminée et complète, cela me procure un enthousiasme indéfinissable et une très grande satisfaction. Alors que le pire moment c’est que, en tant que jeune créatrice, j’ai beaucoup d’idées en tête à réaliser, alors j’essaie de mon mieux de les structurer afin de construire des collections cohérentes.On retrouve un style très architectural et graphique dans tes robes.

Qu’est-ce qui t’inspire lorsque tu imagines un modèle ?
Les mathématiques, les volumes et structures géométriques, les lignes, les courbes… Pour ma première collection Printemps-Eté 2012, j’ai été inspirée par l’architecture des sites historiques libanais: Byblos, Tyr, Baalbek… J’ai puisé mon inspiration de l’architecte Suisse Mario Botta pour accomplir ma deuxième collection Automne-Hiver 2012/13. Quant à la collection Printemps-Eté 2013, c’est une surprise… :)

Justement, peux-tu nous en dire plus sur ta collection Automne-Hiver 2012/2013 ?
Les robes de ma collection Automne-Hiver 2012/13 rendent hommage à l’architecture du Suisse Mario Botta qui, partant des éléments les plus simples, compose une volumétrie graphique. Des modèles simples mais qui mettent le corps en mouvement. Les couleurs, quant à elles, sont acides et douces à la fois. En bref, cette collection est celle d’une relation forte entre architecture et féminité.

J’ai dit un jour à mes lectrices que la femme libanaise a un style bien à elle. Es-tu d’accord ? Comment définis-tu ce style ?
Je suis tout à fait d’accord avec toi. La femme libanaise est une femme très distinguée, au style raffiné, toujours à la mode, ce qui te pousse toujours à innover de nouveaux modèles et à être créative.

Et, plus particulièrement, comment définis-tu la femme qui s’habille en Dina JSR ?
La femme qui porte les robes DINA JSR est pour moi une femme élégante, glamour, pleine de vie, certainement une adepte de la mode, mais qui a le courage de porter certaines robes originales.

Et toi ? Quels sont les basiques dont ta garde-robe ne pourrait pas se passer ?
Jeans, T-shirts, chapeaux, bracelets, et bagues !

Où est-ce que tu puises ton équilibre personnel ?
Les musées, l’architecture, la mer, la nature. Ce sont les endroits qui me procurent détente et tranquillité de l’esprit

Enfin, quel est le meilleur conseil qu’on ait pu te donner ?
“Suis tes instincts et n’aie jamais peur de la pression ou du stress qui peuvent t’entourer.”

Et celui que tu donnerais à une jeune personne qui souhaiterait suivre la même voie ?
Je lui conseillerais d’être organisée et de ne jamais avoir peur de faire ce qu’elle a envie de faire. Je lui dirais aussi de suivre ses instincts ils vont toujours la guider sur le bon chemin.

Vous pouvez admirer (et essayer !)(et vous offrir !!) les robes Dina JSR dans la boutique multimarque N15 (au 15, place du Marché Saint-Honoré, Paris).

Dina JSR - FW 12/13
Dina JSR - FW 12/13
Dina JSR - FW 12/13
Dina JSR - FW 12/13
Dina JSR - FW 12/13
Dina JSR - FW 12/13

Photos de la collection ‘Infinite Geometry’ Automne-Hiver 2012 / 2013.

Make-up Revolution

Ce matin, coupure d’eau, mauvais temps et aucun rendez-vous en perspective… Alors ça vous dit un petit débat métaphysique ?

Noooon ! Ne partez pas !! Je vais parler maquillage… Enfin, révolution du maquillage. Ou plutôt comment j’ai appris à me maquiller sans me maquiller.

Je m’explique (attention, confidences). Ça fait 157 jours que j’ai réussi l’exploit d’éviter la case “base / fond de teint / poudre libre / fard à paupières (clair) / trait de khôl / re-fard à paupières (sombre) / mascara / contour lèvres / re-poudre libre / rouge à lèvres / re-poudre libre / fard à joues” avant d’aller courir les boutiques de luxe à bord de ma Slk acheter ma baguette de pain. 

Je sais que ça n’a pas trop l’air absurde dit comme ça, d’autant plus que je continue à le faire pour sortir le soir. Mais il faut tenir compte de mes antécédents : je n’ai jamais mis un pied dehors sans me faire ravaler la façade depuis la première fois que j’ai écrasé le rouge Chanel de ma mère sur la joue ! (puisque je n’en suis plus à une confidence près, allez, je le dis, c’est auprès de moi qu’Anna Piaggi a fait ses premières armes)

Alors vous voyez un peu la révolution ?

Bon, bien sûr, je ne vous cache pas que pendant cette période, j’ai aussi connu des moments de faiblesse. Certains matins, je n’ai pas pu lutter contre ce pinceau étranger qui me barbouillait de Skin Illusion, ni contre ce bouton, là, en haut, à gauche, qui ne pouvait refuser l’appel de mon Skinflash. Même mon mascara a continué à faire de la résistance (bon le mascara, ça ne compte pas, hein ?). Mais avec l’été, j’étais bien déterminée à donner des vacances à ma peau !

Puis il y a eu ce jour où, dans le miroir d’une cabine d’essayage, je me suis trouvée nez-à-nez avec une tête d’endive qui me dévisageait avec suspicion. Ce teint grisâtre (beurk), ce bouton, toujours là, en haut, à gauche (brrrrr), ces cernes qui ont déclaré la guerre à mes joues (pffff)… Ce jour-là, les foudres de la honte se sont abattues sur moi. Même mes lunettes anti-déshonneur sur le nez n’y pouvaient plus rien.

Ni une ni deux, j’ai googlisé en rentrant chez moi tout ce qui pouvait sublimer une peau en trois coups de pinceau, les jours de grande flemme et de grandes chaleurs (on est bien d’accord, il était hors de question de récidiver et de céder à l’appel du fond de teint). J’ai même eu un débat très enrichissant (et tout aussi métaphysique que ce post) avec une copine qui jurait vivre tous les matins des moments orgasmiques avec sa BB cream.

Seul problème, les BB crèmes n’ont toujours pas déferlé sur mon caillou et je n’avais pas l’intention d’attendre 157 jours supplémentaires avant de connaître, moi aussi, des poussées d’extase devant ma glace !

C’est donc comme ça que j’ai cédé (complètement par hasard) à la crème teintée minérale de Caudalie. J’en applique une noisette sur ma crème de jour, je me poudre légèrement par-dessus et termine par une touche de mascara. Depuis, je me balade avec un miroir dans la poche tellement mon teint a l’air tout frais et tellement je ne me lasse pas de l’admirer. A la fin de la journée, ma peau est toujours nickel et ma zone T ne se transforme pas en sapin de Noël (à condition bien sûr de se repoudrer en milieu de journée).

Les filles, je vous le dit, comme c’est parti, ce n’est plus une révolution, mais un printemps du make-up que je suis en train de vivre !

・・・
 
On schedule this morning: water cut, bad weather and no appointment. So how about having a metaphysical debate?

Noooo! Don’t leave!! I’m going to talk about make-up. Well, about make-up revolution. I mean about the day I learned how to make up my face without make-up.

Let me explain (confidences upcoming). It’s been 157 days that I haven’t gone through my “concealer / loose powder / eyeshadow (bright) / kohl / re-eyeshadow (dark) / mascara / lip pencil / re-loose powder / lipstick / re-loose powder / blush” routine before going out in my Slk car to shop in fancy boutiques to buy cupcakes.

Ok, it doesn’t sound that absurd, knowing that I still put make-up on when I hang out in the night. But you must take into account my background. I mean, I’ve never left my home without a facelift since the first time I tried on my cheek my mother’s Chanel lipstick! (and since we’re talking about secrets, yes, there was a time when I was Anna Piaggi’s mentor)

Do you understand now why am I talking about revolution?

Of course, I won’t deny that during this period, I also had moments of weakness. Some mornings, I couldn’t fight against this brush that wanted to smear my face with some Skin Illusion, nor against this spot, there on the top left of my face, who couldn’t refuse the call of my Skinflash. Even my mascara couldn’t give up the fight (ok mascara doesn’t count… does it?). But with summer, I was determined to give some rest to my skin!

Then came the day when, in the mirror of a fitting room, I came eyeball to eyeball with a washed out face staring at me in a suspicious way. This grayish complexion (yuck), this spot still there on the top left of my face (brrrrr), those circles that are taking over my cheeks (pffff)… That day, I just wanted to dig a hole and crawl in. Even my sunglasses of shame couldn’t do anything for me.

Once I got back home, I googlized every single thing that would allow me to effortlessly lighten my complexion on lazy and hot days (of course, concealer was out of the question). I even had a very constructive (and metaphysical… just like this post) debate  with a friend of mine who swore that she had an orgasmic moment with her BB cream every morning.

But we still don’t have those creams here and I wasn’t planning to wait 157 more days to reach ecstasy in front of my mirror !

So this is how I surrendered (by accident) to Caudalie’s Mineral Tinted Cream. I apply it on my day cream, I put some loose powder on and just end with a touch of mascara. Since then, I walk around with a mirror in my pocket because my complexion seems so fresh and I’m never tired of admiring it. At the end of the day, my skin is still perfect and my T-zone doesn’t look like a christmas tree (of course provided that you powder your face in the middle of the day).

Girls, believe me, the revolution I am experiencing is turning into a make-up spring!

Beyrouth

Aujourd’hui, je vais vous parler de Beyrouth. Vous ne connaissez pas ? Alors ne bougez pas !

Pour résumer tout ça et en toute objectivité , Beyrouth est la plus belle ville du monde ! (si, si, je vous assure) Mais vous me direz que les bâtiments criblés de balles et les coupures quotidiennes de courant… ce n’est pas bien beau tout ça ! C’est vrai. Mais c’est justement ce que j’aime dans cet endroit, car Beyrouth est la ville de tous les contrastes.

Beyrouth, c’est une femme en micro short qui croise dans la rue une femme voilée de la tête aux pieds. C’est un vieux bâtiment en ruine à côté duquel se construit une tour flambant neuve. Ce sont des souks qui n’ont de souks que le nom et où Zara donne la réplique à Christian Louboutin. Ce sont des cafés qui ne servent plus de Cosmo pendant le Ramadan situés à deux pas d’un bar où vous pouvez faire flamber la Tequila (et la carte bancaire par la même occasion), pourvu que vous ayez réservé votre carré VIP 6 mois à l’avance…

Maintenant, imaginez que vous n’avez qu’un (loooooong) week end à passer dans cette ville (oui, long, c’est mieux, vous comprendrez pourquoi). Que ferez-vous ? Eh bien comme moi…

Today, I’ll tell you about my journey in Beirut. You don’t know this place yet? Then don’t leave!

To sum it all and objectively speaking, Beirut is the most beautiful city in the world! (seriously!!!) Now you’ll tell me that buildings riddled with bullet holes and daily power cuts aren’t very inspiring. Right. But this is precisely what I love about this place, because Beirut is a city of all contrasts.

In Beirut you can come across both a woman wearing shorts and a completely veiled woman. Old ruined buildings and brand new ones stand side by side. Souks are souks in name only and in those places you can start shopping in Zara and end up at Christian Louboutin. Some cafés don’t serve Cosmos during Ramadan while you can get drunk as a (very rich) lord in the next-door nightclub, provided you have booked you VIP space 5 months in advance…

Now just imagine you can only spend one (loooong) weekend in this city (yes, long with many “o”s is better, you’ll understand why), what would you do? Well, just like me:

Lebanese food, Beirut, Lebanon

#1 Vous vous éclaterez la brioche / You’ll eat until your stomach bursts

Feuilles de vigne, roulés au fromage, kebbé, houmous, Baba Ghanouj [caviar d’aubergine], knefeh [pâtisserie à base de fromage]… Mais aussi de bons restaurants italiens, français, japonais. Vous ne saurez plus où donner les papilles. Alors, un conseil, laissez vos cours de Zumba et votre crème anti-cellulite de côté un moment et, surtout, ne vous privez de rien parce que vous n’aurez pas l’occasion de manger ailleurs des choses aussi délicieuses et variées. Bon, là, j’arrête parce qu’on va encore dire que j’exagère.

Vine leaves, cheese rolls, kibbeh, hummus, Baba Ganouj [eggplant caviar], knefeh [cheese pastry]… But also Italian, French or Chinese restaurants. You’ll be spoilt of choice. So trust me, just forget about your Zumba classes and your anti-cellulite cream for a while because you won’t have the chance elsewhere to taste such good food. Ok, I’ll stop here before you think I’m overdoing it.

Beirut Lifestyle, Lebanon

#2 Tout en “buvant un arghileh” / While “drinking an arghileh”

Non, ici, on ne fume pas mais on boit le arghileh (et en roulant le “r”, c’est encore mieux). Au Liban, c’est un vrai sport national (au même titre que la gastronomie). Il n’y a qu’à pousser la porte du Falamanki par exemple pour s’en rendre compte (j’y ai installé mon QG cet été)(comprendre : je m’y suis explosé les poumons). Dans cet endroit esprit vieux café libanais, vous replongez quelques décennies en arrière, à la seule différence, les gens qui battent les cartes ou jouent au tawlé [le backgammon] n’ont pas plus de 35 ans.

No, Lebanese people don’t smoke the hookah, they drink the arguileh (with Rs rolled, it sounds even better). In Lebanon, it is a real national pastime (along with hanging around in restaurants). Just take a look at the Falamanki for example to realize how true it is (I settled there this summer)(in other words: I blew up my lungs). This traditional Lebanese café, where young people play cards and tawlé [backgammon] takes you back to old Beirut.

Iris Bar - Beirut nightlife, Lebanon

#3 Après le dîner, vous vous installerez dans le carré VIP réservé au Iris, avant de terminer la soirée au February 30 / After dinner, you’ll have a seat in the VIP space you’ve reserved at Iris, before spending the rest of your evening at February 30

Et lorsque, comme moi, vous vous retrouverez à sauter dans tous les sens sur une table en vous demandant pourquoi personne ne suit, vous comprendrez qu’ici, “Les filles ne dansent plus, ça ne fait pas classe. Il faut juste s’asseoir et regarder les autres en souriant et en bougeant doucement la tête et l’épaule.” (avec un regard de velours bien sûr sinon, ça ne marche pas) C’est Elise qui me l’a dit. Et en matière de clubbing local, si Elise dit, moi je suis! Par contre, le “bouger doucement la tête et l’épaule”, je n’ai pas trop compris. Parce que, moi, après deux Cosmos, je ne peux plus dissocier la tête du corps !

En fait, je pense que tout est dans le regard. Mais ça, je ne pourrai pas vous le décrire. Oui, parce qu’ici, tout passe par le regard : on sort dans des endroits sélects pour voir les autres et faire admirer son Phantom, ses Jimmy Choo et la Mercedes qui attend à la sortie… Voir et se faire voir donc (et se faire parfois avoir lorsque le chauffeur de taxi vous entend parler français, mais ça, c’est une autre histoire ;))

And when, like me, you’ll end up shaking your booty on a table and wondering why no one follows you, you’ll understand that in Beirut “girls don’t dance anymore because it isn’t classy. You must remain seated and watch others while smiling and slightly moving your head and shoulder.” (with a sensual gaze of course, or else it won’t work) That’s what Elise told me. And when it comes to local clubbing, I can trust her! But I didn’t get the “move your head and shoulder” thing. I mean after two Cosmos, I can no longer disconnect my head from my body!

Well, actually, I think the secret lays in the way you stare at people. But this is something I can’t describe. Because in Lebanon, connections are made through the eyes: you hang around in fancy places to watch others and see them admiring your Phantom bag, your Jimmy Choos and the Mercedes waiting for you outside…

Souks of Beirut, Lebanon

#4 Le lendemain, vous courrez faire les boutiques et les nail spas / The next day, you’ll run to the shopping mall and the nail spa

Parce qu’après une soirée au Iris, vous comprendrez pourquoi un ami vous a dit un jour “les gens continuent de vivre comme si la fin du monde était pour demain et qu’il fallait arriver au paradis bien habillé et bien maquillé”. Croyez-moi, entre les boutiques et les salons de beauté, tout est fait ici pour nous permettre de gratter des ongles parfaits aux portes du paradis. Il suffit de rentrer dans un nail spa, de dire “French ?” et vous sortez avec une French (bon, dit comme ça, ça semble logique, mais j’entends par là une vraie séance manucure, pédicure, soin, massage et pose de vernis à… 30$). Ensuite, une fois vos ongles faits, ne vous laissez pas impressionner par les clés qui glissent au fond du sac parce que des nail spas, il y en a à chaque coin de rue et qu’un ongle ébréché et vite réparé.

Because after a night at Iris, you’ll understand why a friend once told you “people still live as if the world will end tomorrow and they must arrive well dressed and well made-up for paradise”. And, trust me, the fancy stores and the beauty salons in town will allow you to scratch perfect nails at the doors of paradise. Just go into any nail spa, ask for a French and you’ll get a French (ok, this sounds very logical, but I’m actually talking about a full manicure, pedicure, massage and nail polish for… 30$ plus the tips). And once you’ve got your nails done, don’t worry if your keys slide to the bottom of your bag because you’ll find a nail spa at every corner.

The French Dilettante, Street Photography, Beirut, Lebanese bride

#5 Et vous croiserez une jeune mariée en pleine séance de shooting au milieu du centre-ville / And you’ll bump into a young Lebanese bride posing for a photographer in the middle of Downtown

Mais la femme libanaise mérite un article à part entière…

But I’d need a whole new post to talk about Lebanese women…

Back home…

Ça y est, j’ai remis mes Clubmasters dans leur étui… enfin, pas pour longtemps, je pense, vu les valises que je vais continuer à porter un moment encore sous les yeux.

Un mois de pérégrinations avec, au bilan, plus de 30 heures de voyage, 6 heures de décalage horaire et 15 villes visitées (parmi lesquelles Aix-en-Provence, Carcassonne, Nice, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Grasse, Cannes, St Tropez, Fréjus, Beyrouth et Paris). Et avec tout ça, aucune session farniente ou plouf-plouf-dans-l’eau !

Bref, je vous préviens tout de suite, après un périple comme celui-là, mon cerveau est déclaré inapte au service (comprendre : incapable de pondre le moindre contenu constructif).

Pour en revenir aux valises, j’ai compris que passer un mois sans maudire le jour où homme on a planifié un périple aussi long était une question d’organisation. Et aujourd’hui, croyez-moi, en matière de bagages, je suis devenue un vrai chef ! Alors, comme je l’ai promis à Laurie dans un de mes posts précédents, un petit inventaire de la valise (presque) parfaite :

#1 – Pour commencer

Le plus dur, je sais : s’en tenir à deux bagages. L’un pour aller en vacances et l’autre pour les craquages shopping sur place (l’idéal pour ça, un sac pliable à glisser dans sa valise au départ). Pour les plus téméraires, il y a aussi l’option une seule valise à l’aller comme au retour. Mais il vaut mieux y aller par étapes pour éviter les traumatismes.

#2 – Penser léger

Oui, léger, léger ! (petit rappel, je parle de vacances au soleil par 25° grand maximum… Pour admirer les aurores boréales en Laponie, je n’ai malheureusement pas encore testé)

✓ Quelques petits t-shirts et chemisiers très fins en coton et/ou en soie (en plus, c’est frais, facile à laver à la main et séchés sur un cintre, ça m’évite la case repassage)

✓ Une chemise en jean (c’est hypra pratique)(j’en ai acheté une chez Zara cet été, j’adore)

✓ Un cardigan pour les soirées fraîches (personnellement, en-dessous de 24°, je m’use la mâchoire à claquer des dents)

✓ Deux jeans (j’en porte un pour voyager, c’est toujours une place de gagné dans la valise).

✓ LE short… (oui, je me suis rendue compte cet été que le short en ville, j’assure à fond)

✓ Une robe légère qui passe bien le jour et le soir.

✓ Une paire de ballerines pour le voyage, une paire de spartiates, une paire de havaianas et une (seule) paire à talons (bon, si vous n’arrivez vraiment pas à choisir entre vos Pigalles jaune fluo et vos Manolo, il y a prescription)

✓ Quelques uns de vos accessoires et bijoux préférés

✓ Une tenue de sport (ça donne bonne conscience)(et, oui, je suis toujours plein de bonnes intentions quand je fais mes bagages)

#3 – Penser pratique

Avec mon sèche cheveux, mon fer à lisser, mes brosses à cheveux et plus de 30 produits soleil, visage, cheveux, corps, mains, pieds, ongles… C’est, comment dire, un concept que je ne maîtrise pas encore tout à fait… Vous faites comment pour compresser vos produits beauté dans une petite trousse ?

Bon, j’avoue qu’au bout d’un mois, je n’en pouvais plus de porter les mêmes choses. Je me languissais de ma garde-robe et de mes 350 20 paires de sandales à talon et, à tout moment, mon instinct shopping menaçait de dévaliser tous les Zara du coin.

Bref.

Mais dites donc, après relecture, je vois que j’arrive encore à rassembler mes idées. Allez, je passe à la deuxième partie de mon billet: comment se remettre des décalages horaires et des vols de plus de 8 heures en moins de deux heures, un seul café et sans Red bull. Mais naaaaan, je rigole… il est déjà 17h30 ! Je file me coucher…


I’m back home and I’ve put my Clubmasters back in their case… Well, maybe not for long since I’ll need them to hide the circles below my eyes for a while.

Just to sum up my one-month trip: more than 30 hours of traveling, 6 hours of time difference and 15 cities visited (including Aix-en-Provence, Carcassonne, Nice, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Grasse, Cannes, St Tropez, Fréjus, Beirut and Paris). And I didn’t manage to find time to idle or to go splash!

So, I’m warning you, after such a peregrination, my brain is on strike (in other words: unable to produce any constructive content).

One thing I learned about spending a month like this: if you don’t want to end up cursing the day when your boyfriend you planned such a journey, you just need to be organized. And, today, I can finally say that I became a real ace when it comes to packing bags! So, as I promised Laurie in a previous post, there’s a short inventory of the (almost) perfect suitcase:

#1 – Getting started

The hardest part, I know, is to stick to two suitcases. One of them goes to what you’ll need during your journey and the other to the things you won’t help but buy (ideally a folding travel bag that fits in a suitcase). If you’re in the mood for adventure, you can also stick to ONE bag for the whole journey. But let’s stay realistic.

#2 – Think light

Yes, light, light! (just to remind you, I’m talking here about summer holidays… To contemplate the northern lights in Lapland, unfortunately, I still don’t have any clue)

✓ Some thin cotton or silk t-shirts and blouses (they are fresh and easy to wash by hand, and, dried on a hanger, they don’t need to be ironed)

✓ A denim shirt (I bought one at Zara this summer and I just love it!)

✓ A cardigan for chilly evenings (below 75°, my teeth chatter)

✓ Two jeans (I wear one for traveling to save space in my luggage)

✓ (“THE”) Shorts … (I realized this summer that I’m perfectly able to wear shorts in town)

✓ A small dress that goes well from day to evening.

✓ One pair of ballet flats for traveling, one pair of sandals, one pair of slippers and one pair of high heels (well, if you really can’t choose between your neon yellow Pigalle pumps and your Manolo, this rule doesn’t apply)

✓ Some of your favorite accessories and jewels

✓ A sports outfit (it gives you good conscience)(and, yes, I’m always full of good intentions when it comes to packing for holidays)

#3 – Think practical

With my hairdryer, my hair straightener, my styling brushes and more than 30 face, hair, body, hands, feet and nails products… I can’t say much about this rule… How do you manage to put your beauty products in a small package?

Ok, I admit that after a month, I was fed up of wearing the same clothes again and again. I just missed my wardrobe and my 350 20 pairs of high heel sandals and my shopping instinct was about to make me clean out every Zara in town.

But hey, after rereading myself, it seems like I’m still productive! Well, let’s get then to the second part of my post: how to get over jet lag and 8 hour flights in less than 2 hours, with one coffee and no Red bull. Nooooo, just kidding… it’s already 5:30 pm! I’m off to bed…

So Nice !

Vous l’aurez compris, cet été (comme chaque année d’ailleurs) c’est “vacances bougeotte”. Alors je profite vite vite de quelques minutes de répit pour vous raconter ma mini escale à Nice.

Nice France

Comment dire ? J’ai adoré ! Non pas pour sa Promenade des Anglais (c’est un endroit mythique alors, du coup, je ne vous dirai pas que ce n’est pas ce qui m’a le plus attirée), mais pour son vieux Nice. Dans ce quartier, j’ai par moments eu l’impression d’être carrément dans un ancien village italien : les ruelles étroites, les immeubles tellement mitoyens que, dans le temps, les mamas devaient se raconter leur vie en étendant leur linge au balcon, les commerces qui empiètent carrément sur la rue, l’attitude et le style des Niçois, les animations nocturnes* et les bons restaurants**…

Nice France

Ce que j’ai aussi aimé, c’est la décontraction qui régnait un peu partout (sauf quand il s’agissait de trouver une place pour se garer). Bon, je sais qu’on est en plein mois de juillet et qu’à cette période de l’année, vous avez 8 chances sur 10 de tomber sur un touriste, mais ce n’est pas grave, je trouve quand même que Nice, c’est so Nice !


I guess you understood that this summer (actually like every year), I’m spending a sort of “wanderlust holidays”. So I’ll take a few minutes of rest to tell you about my stopover in Nice.

Well, I just loved this city! Not for its Promenade des Anglais (this area is mythical so I won’t tell you that it wasn’t my favorite one), but for its old town (vieux Nice). In this place, I felt like I was in an old Italian village : the streets are so narrow, the buildings are so close one to the other that old ladies surely used to chatter together from their balcony while hanging out their wash, shops encroach upon the streets, Nice people have a style of their own, there are great places* and restaurants** to hang out by night…

I also liked the relaxed attitude that prevailed everywhere (except when we had to find a parking place). Well, I know we are in the middle of July and at this time of year, 8 people out of 10 are tourists, but who cares? I still believe that Nice is so Nice!

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* On est en plein Nice Jazz Festival, alors n’hésitez pas à y faire un tour si vous êtes dans les parages ;)
If you are in town, check out the Nice Jazz Festival ;)

** A ce sujet, je vous conseille La Mama ! On s’y sent et on y mange comme à la maison, leurs produits sont de bonne qualité et les serveurs sont vraiment agréables. (hum, en revoyant les dernières photos que j’ai postées sur mon compte Instagram, j’ai l’impression que mon blog est en train de virer “blog cuisine”… pfff, il y a trop de bonnes choses à manger dans le coin, mes cuisses ne peuvent pas comprendre !)
If you’re looking for a place to have lunch, just stop by La Mama! This restaurant makes you feel at home, their food is excellent and the waiters are really nice. (well, I can see by the latest pictures I posted on my Instagram account that my blog is turning into a “cooking blog”… pfff, so many good things to eat in here, my hips can’t understand!)