Osma Harvilahti

Je ne vous ai pas encore parlé de mon coup de cœur photo du dernier Festival d’Hyères et pour cause ! Ce n’est qu’hier que j’ai enfin retrouvé dans les méandres de mon ordinateur la photo que j’ai faite de ce (très) jeune et (très) talentueux photographe finlandais.

Après avoir passé un bon moment à admirer le travail d’Osma Harvilahti, j’ai voulu discuter avec lui pour en savoir plus sur sa démarche artistique. J’aimais beaucoup son univers très saturé, franc, quasiment parfait, mais je n’arrivais pas à cerner le fil conducteur de son projet photo.

C’est là qu’il m’a expliqué qu’au-delà des personnes et des paysages qu’il photographie, son regard est avant tout attiré par les couleurs et les formes. Il ne faut donc pas chercher de lien entre ses photos à travers un thème bien particulier, mais plutôt via les paramètres et le format en portrait qu’il utilise de manière systématique et presque obsessionnelle pour raconter ou suggérer une histoire, chaque fois différente.

En gros, et sans trop rentrer dans les détails techniques, il préfère les contrastes forts et travaille toujours avec la même ouverture de diaphragme. Ce qui donne au final des compositions ultra structurées et esthétiques, à la limite de l’abstrait d’ailleurs.

Je vous laisse découvrir une partie de son travail, ma préférée. Pour le reste, n’hésitez pas à faire un tour sur sa page tumblr
Cliquez sur les photos pour agrandir et faire défiler…


I didn’t tell you about the artist I discovered a couple of months ago at Hyères ! Well, I couldn’t find the photo I took of this (very) young and (very) talented Finnish photographier until yesterday.

Once I admired Osma Harvilahti’s work, I wanted to have a talk with him just to know a little more about his artistic approach. I loved his very saturated, sharp, almost perfect photographies, but I couldn’t get the central theme of his project.

And this is where he told me that, beyond the people and landscapes he catches, his eye is above all attracted by colors and shapes. We don’t need to look for a link between his photographies through a specific theme, but rather through the settings and the portrait format he systematically (and almost obsessively) uses to tell or suggest a story.

Basically, and without going into too much technical details, he likes strong contrasts and always works with the same aperture ; which gives him in the end very structured, aesthetic and almost abstract compositions.

There’s my favorite part of his work. If you like to know more about Osma’s work, feel free to take a look at his tumblr page

Click on the photos above to enlarge and scroll…

__
Osma Harvilahti’s portrait : Manal

Source photos of Osma Harvilahti : the artist’s tumblr account.

La question du Copyright

Tsk tsk, je vous rassure, je ne vais pas parler droit et réglementation. Mais pour avoir souvent été touchée par ce problème, c’est un sujet qui me tient à cœur et, aussi délicat soit-il, j’aimerais l’aborder avec vous aujourd’hui.Lorsque j’ai lancé mon blog, je voulais avant tout écrire, partager, passer du bon temps et faire de la photo. L’idée même d’être lue par autant de personnes ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Celle de voir mes photos atterrir sur d’autres pages (sans mon autorisation)(et d’en être affectée)… encore moins.

Franchement, qui voudrait des photos d’une petite blogueuse alors que de superbes clichés de photographes hypra talentueux fourmillaient sur le net ?

À l’époque, j’avais une approche très différente de la photographie. Celle que le numérique et les réseaux sociaux ont fini par nous imposer comme une norme. Le concept même de la photographie s’était banalisé et dématérialisé à un tel point que la photo n’était plus qu’un moyen d’expression fait pour circuler et être partagé de manière quasi instantanée, le plus rapidement possible, avec le plus grand nombre de personnes. L’auteur n’était plus celle ou celui qui a appuyé sur le déclencheur, mais tous ceux qui ont “déniché” la bonne photo sur le net et qui se sont chargés de la relayer auprès de leur communauté. Je partage donc j’y contribue.

Puis un jour, Instagram a décidé de mettre ses conditions d’utilisation à jour en s’accordant le droit de vendre les photos de ses utilisateurs sans leur accord et l’Auteur a repris toute sa place dans le débat. La question du copyright a été soulevée.
Ajouter à cela vos retours de plus en plus positifs, puis les demandes de plus en plus sérieuses que je commençais à recevoir…

Toutes ces choses, mises bout à bout, m’ont permis de me rendre compte que mon travail avait finalement une certaine valeur et que la photo pouvait être un métier à part entière, et pas forcément réservé à quelques happy few.

J’ai alors décidé de m’investir encore plus dans ma passion, physiquement, moralement, mais aussi financièrement. Et c’est à partir de là que j’ai commencé à remettre en question ma vision des choses, mon regard sur la (et mes) photo(s) était en train de changer.

Tout ça pour vous dire qu’au terme de trois années d’évolution et de réflexion, j’ai compris que derrière chaque photo se cache une personne, du temps et souvent beaucoup d’énergie. En se servant dans son portfolio ou son blog sans lui demander l’autorisation ou sans la mentionner (voire en supprimant sa signature)(ça sent le vécu, n’est-ce pas?), on s’approprie un travail et une créativité qui ne nous appartiennent pas. Pire, on peut contribuer au “buzz” d’un cliché tout en privant son auteur de ce fameux quart d’heure de célébrité (s’il tend vers ça, bien entendu).

Je vous l’accorde, certains peuvent y voir une forme de compliment : on vous prend une photo parce qu’on apprécie votre travail ! D’ailleurs on m’a dit un jour qu’à partir du moment où on partage son travail en ligne, on s’expose et on doit accepter l’idée qu’elles finiront par nous échapper un jour où l’autre. La rançon de la gloire.

Soit. C’est un avis qui se tient et que je peux comprendre… mais j’ai beaucoup de mal à l’accepter, autant pour moi que pour les autres.

Et vous alors ? J’aimerais vraiment avoir votre avis sur la question. Est-ce qu’une photo doit nécessairement être libre de droit à partir du moment où son auteur choisit de la publier en ligne ? Avez-vous déjà été confrontés à ce “problème” ? Si oui, lorsque vous tombez sur l’une de vos photos sur d’autres pages, quelle est votre réaction ? Le débat est ouvert !

#FrenchKiss

Ça n’a échappé à personne (à part moi)(j’ai l’impression de vivre dans une grotte intellectuelle depuis un peu plus de deux semaines) : c’est demain que les fleuristes et les chocolatiers explosent leur chiffre d’affaire et que mon cerveau se métamorphose en guimauve rose Carven. Continue reading “#FrenchKiss”

Heineken Regatta 2013 #2

La suite, comme promis hier.

Le coup d’envoi de la Heineken Regatta a été donné jeudi 28 février. Mais étant donné que chaque journaliste n’avait droit qu’à un accès de deux jours sur les bateaux de presse et que, pour ma première, je m’y suis prise à la dernière minute, j’ai opté pour le samedi et le dimanche. Les jours étaient finalement bien choisis parce que les participants se sont réservés pour la fin pour nous offrir le plus beau des spectacles.

Je vous expliquais donc que cet événement avait la particularité d’allier navigation et nuits festives, mais seule la partie régate m’intéressait. Pour être honnête, après deux matinées entières passées sur un petit bateau, à partager quasiment mes petits-déjeuners avec les poissons et les tortues et à me faire griller le décolleté et écraser les petons (nous avons eu 2 mètres de creux dimanche)… je ne me sentais plus vraiment d’attaque pour continuer à tanguer sur les pistes de danse.

Par contre, s’il y a bien une chose que j’ai retenue de cette expérience, mis à part la chance d’avoir été au premier rang, c’est la nouvelle passion que je me suis découverte. Je vous rassure, je n’ai pas l’intention de m’abonner à Voiles et Voiliers et je continuerai à vous parler mode, beauté et choses futiles, mais j’ai adoré photographier cette aventure et toutes les émotions qu’elle véhiculait. Les équipages en plein effort ou en désarroi face à un vent qui ne soufflait pas, les moments de stress où les bateaux donnaient l’impression d’être sur le point d’entrer en collision et de s’emmêler les cordages, l’esprit d’entraide et de cohésion, les regards déçus ou soulagés à l’arrivée au port…

Allez, plus que les mots, les images parlent d’elles-même, cliquez sur les vignettes pour agrandir et faire défiler !

Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante
Heineken Regatta 2013, Sint Maarten, The French Dilettante

As promised yesterday, there’s the second part of my post.

The Heineken Regatta was kicked-off on February 28. But since each journalist could only get a 2 day access to the media boats, and since it was my first time and I went about it all wrong, I chose Saturday and Sunday. My choice was perfect because the participants gave us their best performance on these days.

I told you this event combines sailing and fun, but I was only interested in the regatta itself. Well, to be honest, after spending two whole mornings on a small boat, almost sharing my breakfast with fish and turtles and watching the sun burning my neckline and other photographers mashing my feet (waves reached more than 2 meters on Sunday)… I didn’t really feel like rocking on the dance floor at the end of the day.

Now besides the chance I had to follow the race closely, I discovered a new passion. Don’t worry, I won’t subscribe to a sailing magazine and I’ll still talk about fashion, beauty and shallow things on this blog, but I really enjoyed making photographies of this adventure and all the emotions it held. Crews giving their best, moments of stress when we almost felt like boats were about to collide with each other, the spirit of cohesion and mutual support, disappointed or relieved faces once the race was over…