Je dois bien admettre que…

J’admire ces femmes capables de changer de couleur de cheveux comme je change de bagues. Le ombré ça fait cool ? Pourquoi pas ! Le roux est tendance ? Pfff, même pas peur !

Mais lorsqu’il s’agit de ma mini crinière, l’idée même de m’aventurer sur des terrains chromatiques inconnus m’a toujours redressé le poil. Je suis une brune finie, je le sais, je l’assume, mais mon brun est unique, beau, intense, lumineux. (C’est ma maman qui me l’a dit)

Sauf que mon premier cheveu blanc a décidé de squatter les lieux il y a dix ans et, face à l’invasion, j’ai dû finir par admettre que je ne pouvais plus passer mon tour. J’entendais déjà mon homme me prévenir “bébééé, je te connais, tu vas me casser les pieds pendant un mois le regretter” et moi de répliquer “naaan, tu verras”. Fi ! Ma décision était prise !

N’étant absolument pas douée de mes dix doigts (des vingt d’ailleurs), j’ai décidé de prendre rendez-vous chez mon coiffeur le mois dernier. Après avoir cru à une blague, il a finit par m’ouvrir les bras de son fauteuil “Love, biennevenoue au club !” (il est vénézuélien)(oui, je sais, ça fait carrément trop classe).

J’ai senti alors que je poussais la porte d’un club très fermé, celui des femmes parfaites qui avancent vers la trentaine sans une ride ni le moindre cheveu blanc. J’allais enfin pouvoir me prendre quelques “29 ans ? C’est fou, je t’en aurais à peine donné 18!”, ou encore me relever les cheveux sans devoir m’assurer qu’aucun regard n’en a profité pour se glisser sous mon brun.

Bref, des consignes plus que strictes, quelques effluves d’ammoniac dans le cerveau et une heure et demie d’angoisse plus tard, je rentrais chez moi toute fébrile. Un dernier coup d’œil dans le rétro de ma voiture. Et, soudain, le cri de détresse, les larmes de croco et la terrible envie d’achever mon coiffeur à coup de Babyliss. Là, greffée sur ma tête… comment vous expliquer ? Une horrible masse noire, unie, plate et sans nuances a évincé mes mèches acajou. Dans le salon le résultat avait pourtant l’air probant. Je ne comprenais pas ce qui c’était passé entre temps…

Pendant les deux semaines qui ont suivi, j’ai tout essayé (c’est que c’est tenace, ces saloperies)…

Le soir-même, éclairage tamisé, bouteille de Moët & Chandon au frais et brushing relevé en chignon (au prix du brushing, le sacrifice ultime) pour annoncer la chose à l’homme.

Le lendemain, un shampoing, deux shampoings… allez, trois (on ne sait jamais, hein) pour essayer de perdre ne serait-ce qu’un quart de ton, puis vérifier que je ne laissais pas la moitié de ma coloration sur la serviette. Aussi foncé, ça ne pouvait que déteindre, non ?

Le surlendemain, encore un shampoing et toujours trop foncé. Sans parler de mes cheveux qui avaient perdu le peu de volume qui leur restait et qui crissaient bizarrement sous l’eau.

Enfin, repenser mon maquillage parce que le taupe me donnait une mine d’endive déterrée et le beige celui d’une endive tout court, et que, sans maquillage, à côté de moi, l’endive avait justement l’air de rentrer d’une semaine à St Barth

Bref, vous l’avez compris, j’admets aujourd’hui avoir vécu la pire révolution capillaire de ma vie, mais qu’en bonne masochiste, je vais devoir recommencer dès la semaine prochaine parce que je n’ai pas l’intention de quitter le club des trentenaires sans cheveux blancs. Ça, c’était quand même trop beau !

Alors racontez-moi comment vous avez vécu votre première coloration. Est-ce qu’il est possible de garder sa couleur naturelle ou est-ce que je dois me faire à l’idée que je ne la retrouverai plus tant que j’aurai envie de tricher avec dame nature ? Est-ce qu’il existe des techniques de coloration psychologiquement plus “douces”, genre je rentre chez moi sans pleurer parce que je le vaux bien ? Dites-moi tout !


I admire women who are able to change their hair color as often as I change my rings. Blond is cool? Why not! Red is trendy? Let’s go for it!

But when it comes to my own hair, the answer is no. I’m a hopeless brunette, I know it and I assume it. Besides, my hair color is unique beautiful, intense, bright. (That’s what my mommy told me)

The only thing is that my first white hair decided to settle down ten years ago and I had to finally admit that I could no longer avoid the issue. I knew how my boyfriend would react “honeyyy, I know you, you’ll be a pain in the neck for a month regret it” and I knew I would say “nooooo, you’ll see”.

Since my hands aren’t really gifted (neither are my feet actually), I decided to take an appointment last month with my hairdresser. First he thought it was a joke, but once he realized I was serious about it, his surprise turned into a “Love, welcome to the club!”

I immediately felt like I was entering a new club, the club of perfect women who turn thirty without a single wrinkle or white hair. I would finally get some “29? It’s crazy, I thought you were only 18!”, or make myself a bun without caring about people detecting a shameless white hair.

Anyway, after an hour and a half of agony, I went back home excited about my new color. I took one last look at myself in the mirror of my car, and suddenly, I cried out in fear and felt like I was about to kill my hairdresser. How can I describe what I saw on my head? My mahogany hair was replaced by an awful black mop. The result seemed to be good ten minutes ago. I couldn’t understand what happened in the meantime…

During the next two weeks, I tried everything…

The same day, lights were down, a bottle of Moët & Chandon was in the fridge and I made myself a bun (a huge sacrifice when you know how much this blow-dry costed), to save my boyfriend from a heart attack.

The next day, I had a shampoo, then two… and three (you never know!) to lighten my hair, before making sure I didn’t leave my coloring on the towel.

Two days later, I had another shampoo, but my hair always looked so dark. Not to mention the volume I lost and this weird noise my wet hair used to make.

Finally, I had to rethink my makeup because all the colors I used to wear made me look as pasty as a ghost (well next to me, even a ghost seemed like he was back from a week in St Barts)…

In short, I admit today that I had the worst hair experience in my life. But since I’m a good masochist, I’m going back to my hairdresser’s next week because I’m not planning to leave the no-white-hair women’s club (yes, this part was great!).

So tell me how did you live your first coloring experience? Can I keep my natural color or do I have to admit that I won’t find it again as long as I decide to cheat mother nature? Psychologically speaking, is there any gentle coloring methods? Like a method that make you go home without crying? I’m waiting for your feedbacks!

Une journée normale… ou presque !

8h30 Je m’extrais du lit, tant bien que mal (un des avantages de travailler depuis chez soi, décider soi-même de ses jours de repos).
Coupure d’eau. Ce n’est pas grave, ici, les coupures ne durent jamais plus de deux heures.

9h30 Petit-déjeuner préparé, avalé et débarrassé. Je facebooke, #tweetmavie, réponds à vos commentaires, hellocotonne ce que j’ai manqué la veille, épingle quelques icônes sur mon tableau pinterest, puis…

11h00 Toujours pas d’eau. Allez, hop ! J’en profite pour filer me remuer la couenne en salle.

12h30 Après avoir laissé la moitié de mes cuisses sur le tapis de course et l’autre moitié sur la machine à squats, je rentre chez moi. L’homme attend (il est en vacances)(et il a faim).
– Ça tombe bien, moi aussi, qu’est-ce que tu nous as préparé de bon ?
– …
Ok, j’ai compris. La douche attendra, de toutes manières il n’y a toujours pas d’eau… Je prépare le déjeuner, l’estomac dans les talons.

14h00 Toujours pas d’eau.
Ce n’est pas grave, j’en profite pour me faire une manucure et préparer ce que je porterai ce soir. Au programme, réception décontractée ; ça sera donc slim noir enduit, chemisier blanc à studs sur le col et escarpins léopard.

15h15 Toujours pas d’eau à l’horizon.
Ce n’est pas grave, mais je sens monter un début d’angoisse. Respire, Manal, respire. Je passe mes nerfs sur une ou deux… peut-être bien dix parties de Candy Crush sur mon iPhone.

16h47 TOUJOURS PAS UNE GOUTTE D’EAU !!!! Ma tête n’a rien à envier à une endive mouillée et je n’ai plus que trois quart d’heure pour faire ce qui me prend normalement trois heures : me doucher, me lisser les cheveux et me maquiller.
Cette fois, je suis à 124 sur l’échelle Richter de la panique.
Je mets de côté mes rudiments d’écolo fraîchement reconvertie et attrape trois bouteilles d’Evian.

16h54 Une fois sortie de ma douche de luxe express, je m’attelle au plus dur : discipliner mon carré (très) long en moins de vingt minutes.

Brushing… crème du jour… contour des yeux… fer à lisser… brushing… fer à lisser… base de maquillage… fond de teint… poudre libre… brushing… fer à lisser… [ça y est, je me sens pousser deux bras supplémentaires] fer à liss.. non, brush… ah si, fard à paupières… vite, vite, mascara ! [mes quatre bras s’emmêlent]

17h30 Mon premier exploit de 2013 est achevé, je me regarde une dernière fois dans le miroir, exécute la danse de la victoire dans mon salon et sors de la maison… il pleut. Non, non, ni bruine, ni crachin, il pleut. Des cordes. DES CORDES !

Je pivote sur les talons de mes Paciotti en satin. Mon sens du sacrifice est immense, mais il s’arrête là où commence mon dressing.

Et, là, gros problème: ce sont les seuls escarpins fermés qui vont avec mon look.
– Chérie, on est en retard, tu n’as qu’à mettre tes sandales…
Je regarde mon homme, outrée, scandalisée, des sandales alors que je ne me suis pas verni les ongles des pieds ? Comment a-t-il seulement osé y penser ?

Je me change. Un skinny 7/8, un col roulé noir et des escarpins nude vernies. Je viens de perdre 5 cm de hauteur, je HAIS la pluie !
– Chéri, ça ne fait pas trop décontracté ?
– Il est 17h36. On s’en fout, prends ton parapluie !

18h12 On arrive à 500 mètres du lieu de la réception. La route est barrée, la voiture ne passe pas. Il pleut toujours des cordes, je grimpe le reste de la côte à pied, ma maxi-pochette sous le bras, un parapluie dans une main et ma veste sur la tête. Je pense à mes bottes de pluie, j’ai envie de pleurer.

J’arrive sur place, les pieds trempés, le brushing en saule pleureur frisé et la semelle de mon escarpin béante.

Je vous épargne les détails, moi rasant les murs pour me faufiler dans les toilettes, tenant mon parapluie dégoulinant d’une main, essayant de me sécher les pieds de l’autre et… mais où sont passés mes deux autres bras !?!

19h30 Les discours sont terminés, les amuse-bouches commencent à valser. Vite, apportez-moi une chaise et une bouteille de champagne, j’ai besoin de tomber dans les pommes…

Les enfants, je crois bien que j’ai vécu jeudi dernier la journée normale… de la plus maudite des super women !


8:30 a.m. I try to get out of my bed, as best as I can (a good point in working from home is that you decide when you can take a day off).
Water cut. Never mind, water cuts never last more than two hours here.

9:30 a.m. Breakfast : check! I facebook, # tweetmylife, read and answer your comments, check on hellocoton what I missed yesterday, pin some icons on my Pinterest board, and…

11:00 a.m. Still no water. Never mind, let’s go for some fitness.

12:30 p.m. After loosing half of my thighs on the treadmill and the other half on doing squats, it’s time to go back home. My boyfriend is waiting for me (he is on holiday)(and hungry).
– Great, I’m starving too, what did you prepare for lunch?
– …
Ok, never mind. Shower can wait and there’s still no water anyway… I prepare lunch.

2:00 p.m. Still no water.
Too bad, but… never mind! I take some time to have a manicure and prepare what I’ll wear this evening. Since it will be a casual reception, I go for a coated black slim, a white shirt with studs on the collar, and leopard pumps.

3:15 p.m. Still no water in sight.
It’s ok, though I’m starting to get anxious about it. Take a deep breath, girl. I let off steam by playing a ten games of Jewels on my iPhone.

4:47 p.m. STILL NOT A DROP OF WATER!!
My head looks like a wet cabbage and I only have forty five minutes to do what usually takes me three hours (i.e., having a shower, styling my hair and putting makeup on)
Now, I’m reaching 124 on the panic Richter scale.
I try to forget about my freshly converted eco-freak’s commandments and grab three bottles of Evian water.

4:54 p.m. Once I’m done with my luxurious shower, the hardest is yet to come: blow-drying my (very) long bob haircut in less than twenty minutes.

Blow-dryer… day cream… eye cream… hair straightener… blow-dryer… hair straightener… concealer… loose powder… blow-dryer… hair straightener… [now I feel like two extra arms are growing]… hair strai… no blow-dr… oh, hold on, eyeshadow… quick! give me my mascara! [my four arms are tangling]

5:30 p.m. I’m done with my first achievement of 2013, I take a look at myself one last time in the mirror, do the victory dance in my living room and head off… it’s raining. No, no, it’s not a misty rain, it’s actually raining buckets. BUCKETS!

I turned around and removed my Paciotti shoes. I have a huge sense of sacrifice, but it ends where my closet begins.

But I have a big problem now: those were the only closed pumps that matched my look.
– Honey, we’re late, just put your sandals on…
I stare at my man with rage. I mean, how can he just suggest that I wear sandals while my toenails aren’t varnished?

I change my outfits. A skinny denim, a black turtleneck and my nude patent leather pumps. I just lost 5 cm, I HATE rain!
– Honey, does my outfit look too casual?
– It’s 5:36 p.m…. Who cares? Grab your umbrella!

6:12 p.m. We are at 500 meters from the place where the reception is taking place. The road is closed, the car can’t make it. It’s still pouring, I climb the rest of the coast walking, my huge clutch under the arm, an umbrella in one hand and my jacket on the head. I think of my rain boots, I want to cry.

I finally get there, my feet are wet, my hair look like a weeping willow and the sole of my shoe is wide open.

I’ll spare you the details, me trying to find a passage to the toilet, holding my wet umbrella in one hand, trying to dry my feet with the other and… but, hey, where are my two other arms!?!

7:30 p.m. VIPs are done with their speeches, I see appetizers dancing before my eyes. Please, bring me a chair and a bottle of champagne, I need to collapse…

My dears, I think I lived last Thursday the ordinary day… of the most cursed superwoman!

Squared Head!

Je vis une relation conflictuelle avec mes cheveux depuis 10 siècles (oui, bon, en gros)…

Ce traumatisme vient du jour où ma mère, fatiguée de me voir me rouler par terre pleurer chaque fois que je l’accompagnais chez la coiffeuse en réclamant une coupe “comme-maman”, a fini par prendre une grosse paire de ciseaux et tailler son carré wintourien dans mes (longs)(longs)(très longs) cheveux… Depuis, j’ai arrêté de me rouler par terre chez les coiffeurs, mais pas de me faire malmener les tifs. Continue reading “Squared Head!”

Le jour où mes ballerines m’ont fait faux-bond…

La ballerine et moi, je pensais que ça pouvait aboutir sur une grande et belle histoire d’amour, de celles qu’on raconte à coups de #fromwhereistands et autres hommages instagrammiques. Continue reading “Le jour où mes ballerines m’ont fait faux-bond…”

Make-up Revolution

Ce matin, coupure d’eau, mauvais temps et aucun rendez-vous en perspective… Alors ça vous dit un petit débat métaphysique ?

Noooon ! Ne partez pas !! Je vais parler maquillage… Enfin, révolution du maquillage. Ou plutôt comment j’ai appris à me maquiller sans me maquiller.

Je m’explique (attention, confidences). Ça fait 157 jours que j’ai réussi l’exploit d’éviter la case “base / fond de teint / poudre libre / fard à paupières (clair) / trait de khôl / re-fard à paupières (sombre) / mascara / contour lèvres / re-poudre libre / rouge à lèvres / re-poudre libre / fard à joues” avant d’aller courir les boutiques de luxe à bord de ma Slk acheter ma baguette de pain. 

Je sais que ça n’a pas trop l’air absurde dit comme ça, d’autant plus que je continue à le faire pour sortir le soir. Mais il faut tenir compte de mes antécédents : je n’ai jamais mis un pied dehors sans me faire ravaler la façade depuis la première fois que j’ai écrasé le rouge Chanel de ma mère sur la joue ! (puisque je n’en suis plus à une confidence près, allez, je le dis, c’est auprès de moi qu’Anna Piaggi a fait ses premières armes)

Alors vous voyez un peu la révolution ?

Bon, bien sûr, je ne vous cache pas que pendant cette période, j’ai aussi connu des moments de faiblesse. Certains matins, je n’ai pas pu lutter contre ce pinceau étranger qui me barbouillait de Skin Illusion, ni contre ce bouton, là, en haut, à gauche, qui ne pouvait refuser l’appel de mon Skinflash. Même mon mascara a continué à faire de la résistance (bon le mascara, ça ne compte pas, hein ?). Mais avec l’été, j’étais bien déterminée à donner des vacances à ma peau !

Puis il y a eu ce jour où, dans le miroir d’une cabine d’essayage, je me suis trouvée nez-à-nez avec une tête d’endive qui me dévisageait avec suspicion. Ce teint grisâtre (beurk), ce bouton, toujours là, en haut, à gauche (brrrrr), ces cernes qui ont déclaré la guerre à mes joues (pffff)… Ce jour-là, les foudres de la honte se sont abattues sur moi. Même mes lunettes anti-déshonneur sur le nez n’y pouvaient plus rien.

Ni une ni deux, j’ai googlisé en rentrant chez moi tout ce qui pouvait sublimer une peau en trois coups de pinceau, les jours de grande flemme et de grandes chaleurs (on est bien d’accord, il était hors de question de récidiver et de céder à l’appel du fond de teint). J’ai même eu un débat très enrichissant (et tout aussi métaphysique que ce post) avec une copine qui jurait vivre tous les matins des moments orgasmiques avec sa BB cream.

Seul problème, les BB crèmes n’ont toujours pas déferlé sur mon caillou et je n’avais pas l’intention d’attendre 157 jours supplémentaires avant de connaître, moi aussi, des poussées d’extase devant ma glace !

C’est donc comme ça que j’ai cédé (complètement par hasard) à la crème teintée minérale de Caudalie. J’en applique une noisette sur ma crème de jour, je me poudre légèrement par-dessus et termine par une touche de mascara. Depuis, je me balade avec un miroir dans la poche tellement mon teint a l’air tout frais et tellement je ne me lasse pas de l’admirer. A la fin de la journée, ma peau est toujours nickel et ma zone T ne se transforme pas en sapin de Noël (à condition bien sûr de se repoudrer en milieu de journée).

Les filles, je vous le dit, comme c’est parti, ce n’est plus une révolution, mais un printemps du make-up que je suis en train de vivre !

・・・
 
On schedule this morning: water cut, bad weather and no appointment. So how about having a metaphysical debate?

Noooo! Don’t leave!! I’m going to talk about make-up. Well, about make-up revolution. I mean about the day I learned how to make up my face without make-up.

Let me explain (confidences upcoming). It’s been 157 days that I haven’t gone through my “concealer / loose powder / eyeshadow (bright) / kohl / re-eyeshadow (dark) / mascara / lip pencil / re-loose powder / lipstick / re-loose powder / blush” routine before going out in my Slk car to shop in fancy boutiques to buy cupcakes.

Ok, it doesn’t sound that absurd, knowing that I still put make-up on when I hang out in the night. But you must take into account my background. I mean, I’ve never left my home without a facelift since the first time I tried on my cheek my mother’s Chanel lipstick! (and since we’re talking about secrets, yes, there was a time when I was Anna Piaggi’s mentor)

Do you understand now why am I talking about revolution?

Of course, I won’t deny that during this period, I also had moments of weakness. Some mornings, I couldn’t fight against this brush that wanted to smear my face with some Skin Illusion, nor against this spot, there on the top left of my face, who couldn’t refuse the call of my Skinflash. Even my mascara couldn’t give up the fight (ok mascara doesn’t count… does it?). But with summer, I was determined to give some rest to my skin!

Then came the day when, in the mirror of a fitting room, I came eyeball to eyeball with a washed out face staring at me in a suspicious way. This grayish complexion (yuck), this spot still there on the top left of my face (brrrrr), those circles that are taking over my cheeks (pffff)… That day, I just wanted to dig a hole and crawl in. Even my sunglasses of shame couldn’t do anything for me.

Once I got back home, I googlized every single thing that would allow me to effortlessly lighten my complexion on lazy and hot days (of course, concealer was out of the question). I even had a very constructive (and metaphysical… just like this post) debate  with a friend of mine who swore that she had an orgasmic moment with her BB cream every morning.

But we still don’t have those creams here and I wasn’t planning to wait 157 more days to reach ecstasy in front of my mirror !

So this is how I surrendered (by accident) to Caudalie’s Mineral Tinted Cream. I apply it on my day cream, I put some loose powder on and just end with a touch of mascara. Since then, I walk around with a mirror in my pocket because my complexion seems so fresh and I’m never tired of admiring it. At the end of the day, my skin is still perfect and my T-zone doesn’t look like a christmas tree (of course provided that you powder your face in the middle of the day).

Girls, believe me, the revolution I am experiencing is turning into a make-up spring!

L’âge mûr

Arghhhh ce premier cheveu blanc qui débarque de nulle part, sans prévenir…

Le mien, c’est à 18 ans que je l’ai repéré (malédiction génétique oblige, on n’hérite jamais du parent qui n’a vu le sien se pointer qu’à 40 ans). Il était là, court, encore zébré et timide, au milieu d’un tas auburn. Evidemment, à 18 ans, on l’arrache à la pince à épiler pour l’exhiber en trophée “ça y’est, je suis majeure !”

Quelques mois plus tard, un autre a repoussé, à la même place, cette fois plus blanc, plus franc. Mais je n’y voyais toujours pas d’inconvénient, je rêvais même de me réveiller un matin avec les cheveux tous blancs, comme ça, d’un coup ! Tant qu’à faire, non ?  Et puis la coloration, c’est nul !

26 ans, premier cri de détresse devant mon miroir. A l’époque, le regard de mon homme a eu l’air de répliquer avec compassion “et ma pauvre, ce n’est que le début du déclin”. Franchement, le poil défraîchi caché sous la masse, je n’avais rien contre, mais ce jour-là tout un régiment de cheveux blancs avait pris en otage l’avant de mon cuir chevelu. La frange ? Oubliez, j’ai assez donné jusqu’au jour où  un coiffeur m’a greffé la frange d’Amélie Poulain sur le haut du crâne.

Il ne me restait plus qu’une seule option : faire appel à Sainte L’Oréal ! Et puis la teinture, c’est pas si nul que ça, hein ?

Six mois plus tard, toujours pas de Glossy-Glossy sur la crinière. De toutes façons, maladroite comme je suis, il vaut mieux que je prenne rendez-vous chez mon coiffeur.

Quelques six mois plus tard, toujours pas de rendez-vous chez le coiffeur. Trop peur de ne plus retrouver ma couleur initiale (enfin, ce qu’il en restera lorsque ma crinière aura entièrement mûri) et de voir ma teinture virer au contact du soleil et de l’eau de mer. Trop la flemme aussi de changer mes shampoings pour passer à la gamme “spécial cheveux colorés”. D’ailleurs ils n’en font pas chez Leonor Greyl… vraiment pas de bol quoi !

28 ans. Une personne âgée me remercie de lui céder la place d’un “Merci Madame”. Deux solutions : soit la dame en question était très polie, soit mon déclin capillaire avait atteint une phase critique. Toujours est-il, le coup de massue du “Madame” a fait plus de dégâts dans ma tête que mes premiers capitons (vous vous en souvenez ? c’est ici). Au bord de la dépression, j’appelle mon coiffeur :

Moi : Migueeeeeel, il faut que tu fasses quelque chose. Mais attention, je ne veux pas perdre la couleur de mes cheveux, tu comprends ? Peut-être juste les racines, je ne sais pas. Penses-tu que c’est possible ?

Lui : Tu passes quand ?

Moi : Dans un mois…

Mais oui, un mois, le temps de réfléchir quoi… Pour la suite, vous la connaîtrez bientôt !


Arghhhh the first white hair. He comes suddenly, without any warning…

I was 18 when I spotted the first one. He was short, striped and shy in the middle of my dark hair. Of course when you’re 18, you just remove it with your tweezers and show it like a trophy “ok guys, I’m grown-up now!”

A few months later, another one grew at the same place but this time, he was brighter and more self-confident. Still, it wasn’t a problem for me. I even dreamed of waking up one morning with my hair all white! (as they will all end up being white anyway). And I just dislike hair dying!

26 years old, first distress call in front of my mirror. At that time, the look of my boyfriend seemed to say “darling, this is only the beginning of your decline”. Honestly, as long as this white hair was hidden, I had nothing against him, but that day, an army of white hair took over the top of my head! A fringe to hide them all? No way, not since the day I found myself with the fringe of Amelie Poulain…

I had no other solution but to dye them. And after all, hair dying can be fun, isn’t it?

6 months later. Still no hair-coloring. Anyway, I’m terribly clumsy, so I’d better take an appointment with my hairdresser.

About six months later. Still no appointment with my hairdresser. I’m too afraid to ruin the original color of my hair and to see my dye turn to a yucky color because of the sun and seawater. Besides, I don’t feel like switching to colored hair shampoos and Leonor Greyl doesn’t make any colored hair products… Unlucky me!

28 years. I gave my seat to an old lady and she thanked me by saying “Thank you, Madam”. I don’t know if this old lady was very polite or if my hair-decline has just reached a critical stage.

So, I was almost depressed when I called my hairdresser.

Me: Migueeeeeel, you must do something. But I’m warning you, I want to keep my natural hair color, do you see what I mean? Why not just dying the roots. I don’t know. Do you think you can do this?

Him: When do you want to come?

Me: In a month…

Well, you know, I have to give myself a little time to think about it… The end of the story? You’ll know it very soon!

Miss(ing) Olivia…

A Piece of Glam

Le parcours d’une blogueuse qui débute ressemble certains jours à une longue route parsemée d’embuches, faite d’attente et… de petits lapins.

Oui, aujourd’hui, à défaut de mode et de beauté, ce n’est que de lapins que je peux vous parler. Non pas de fourrure de lapin (ce qui aurait été fashionablement incongru par 35°), mais de lapins qu’on vous pose, que vous prenez d’abord pour un retard, un oubli ou (pire!) un horrible malentendu, avant de comprendre qu’il ne s’agit pas de fourrure, mais bien d’un coup d’éponge qu’on vous a allègrement passé sur le dos.
Perchée sur mes Icône de 14 cm, serrée dans mon 7/8 Pianura Studio et en équilibre entre mon Céline et mon Canon, j’étais déterminée, au bout de quelques jours d’absence, à vous apporter le scoop de la semaine : Olivia Pinheiro, Miss Caraïbes Hibiscus (ex-Miss Bolivie), en visite à St Martin et St Barth posant pour mon objectif, parlant à cœur ouvert et nous livrant ses petits secrets mode, forme et beauté !
J’avais pourtant tout calculé :
– Rendez-vous tweeté et approuvé (Elle : demain après-midi, au Sapphire Beach Club & Resort. Je serai au bord de la piscine – Moi : 3 p.m., ça vous convient ? – Elle : Perfect !)
– Questions soigneusement préparées
– Billet proprement rédigé (figurez-vous que j’avais même l’intention d’éviter piques et commentaires pour vous offrir de l’impartial, de l’authentique !)
– Arrivée sur place à 14h59 (je vous l’accorde, n’est pas Miss ponctualité qui veut !)
“15h00, au bord de la piscine d’un hôtel étoilé situé au large de la baie de Cupecoy, le soleil quitte son zénith et je la vois avancer d’une démarche altière… ” Vous visualisez un peu le billet, hein ? Bon, à présent les amis, chassez cette image de votre esprit car du Miss (B)Olivia, il n’y en aura point ! Et pour cause :
14h59 : La piscine s’il vous plaît ? – J’arrive à l’hôtel et demande au réceptionniste de m’indiquer la piscine et de prévenir Miss Pinheiro de mon arrivée.
15h00 : Vers la piscine – Je me dirige vers la piscine. En moins de 500 mètres, j’arrive à me perdre et me prendre les cheveux dans la branche d’une chose qui ressemble à un bonsaï géant… Je commence à penser que les 14 cm, ce n’était peut-être pas une bonne idée.
15h20 : Au bord de la piscine – Je patiente depuis plus d’un quart d’heure. C’est normal car, à l’heure qu’il est, la Miss doit certainement être en train de lutter avec sa couronne, son écharpe et son mascara. 5 mois d’expérience, ce n’est pas grand-chose après tout.
15h30 : Toujours au bord de la piscine – Je décide de prendre une tasse de… thé (pour celles et ceux qui me découvrent, “mes confessions”, c’est par ici) et de patienter en blogueuse digne de ce nom : sac et appareil photo sur la table, mon bloc-note sous la main… tout à coup, la scène me parle : j’instagramme le moment !
15h55 : Toujours au bord de la piscine – Ma tasse de thé avalée et mon humeur tweetée, je sens que mes petons saturent. Je commence à penser que les 14 cm, ce n’était vraiment pas une bonne idée.
16h00 : Retour à la case départ – Je retourne dans le lobby et demande au réceptionniste d’appeler la Miss une deuxième puis une troisième fois. Il me regarde d’un air compatissant ; je comprends qu’une Miss n’a pas besoin d’une heure pour enfiler couronne, écharpe et mascara.
16h15 : Fin – Un dernier quart d’heure d’attente, histoire de battre mon propre record. Je m’apprête à quitter les lieux lorsqu’une touriste américaine s’approche de moi et s’extasie devant mes Icône dans un “I loooove your shoes !“*. Du coup mes 14 cm, c’était finalement une bonne idée et j’ai presque envie d’interviewer ma première fan du jour. Mais impossible : je viens de trouver mon nouveau billet et je dois vite le partager avec vous !
Allez, je te rassure Olivia, je ne t’en veux point. Ton lapin a été source d’inspiration et l’occasion d’instagrammer un moment de blogger-solitude !
* J’adooooore vos chaussures !